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Agriculture et biocarburants : une mise au point issue des recherches de l’INRA en économie publique

« L’ambivalence des filières biocarburants », par Jean-Claude Sourie, David Tréguer et Stelios Rozakis. INRA Sciences Sociales, n° 2 décembre 2005, 8 pages.

Dans ce dossier de la série éditée par le Département ESR (Sciences sociales, Agriculture et Alimentation, Espace et Environnement) de l’INRA, les lecteurs trouveront de nouveaux éléments de compréhension des problématiques qui associent aujourd’hui politique agricole, politique énergétique, politique du CO2.

Les auteurs rappellent en préalable ce que sont les « biocarburants » actuels - dits de « première génération » - à la fois techniquement et en référence à leurs bases agricoles respectives. Ils développent ensuite leur argumentation sur les ambivalences et les limites des choix politiques actuels en mettant l’accent sur les facteurs suivants : bilans énergétiques, risque de concurrence avec les productions alimentaires, niveau du prix du pétrole, niveau de

 

la TIPP, marché des droits d’émission du CO2. Les bilans énergétiques pour l’éthanol (blé, maïs, betterave) ou pour l’ester (colza, tournesol) sont « certes positifs, mais la contribution à l’indépendance énergétique est peu importante ». Il est nécessaire également de se préoccuper du « risque de concurrence avec les productions alimentaires » : de ce point de vue, l’avantage économique pour l’agriculteur est seulement vraiment intéressant si la production de biocarburant est limitée à des surfaces en jachère. On lira aussi avec intérêt les évaluations réalisées sur la valorisation des biocarburants en fonction du prix du pétrole en tenant compte de la valorisation des co-produits (drèches, tourteaux, glycérine), et sur l’incidence du niveau d’exonération de la TIPP pour les agriculteurs comme pour les acteurs en aval de l’agriculture.

Une production incontestablement originale du travail réalisé par les auteurs consiste en un essai de bilan global des coûts et bénéfices pour l’économie (agriculture, industrie, emplois, externalités environnementales) d’un programme de production d’ester de colza. La conclusion à retenir est la suivante : « Finalement, les résultats énergétiques et économiques des biocarburants de première génération ne sont pas suffisamment décisifs pour faire de ces énergies renouvelables une alternative autre que limitée à l’épuisement des ressources pétrolières ». Car le véritable avenir des bioénergies réside dans les biocarburants de seconde génération sur la base des ressources cellulosiques co-produits des filières agricoles et des filières bois (Ainsi, le concept de « bio raffinerie » élaboré notamment au sein du Laboratoire de Chimie agro-industrielle de Toulouse (UMR INRA-INPT) trouverait là tout son développement avec des valorisations alimentaires et non-alimentaires conjointes pour des cultures développées à la fois pour les grains et pour les pailles). Ultérieurement, des cultures « dédiées » pourraient être envisagées. Pour les auteurs, l’enthousiasme actuel pour les biocarburants sont donc à tempérer : les technologies de conversion des biomasses en biocarburants ne devraient être opérationnelles que dans 10 à 15 ans.

Accéder au texte complet du dossier L’ambivalence des Biocarburants :-

Voir aussi sur ce même sujet dans le magazine Web de la Mission Agrobiosciences :
« Agriculture et biocarburants : une rencontre cœur à cœur », une analyse de Jean-Claude Flamant dans le cadre de la 5ème Journée interrégionale des ingénieurs agros, Rouen, 15 octobre 2005-

 

 

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