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Pierre Veltz.
Des lieux et des liens. Politiques du territoire à l’heure de la mondialisation
Éditions de l’Aube - collection l’Aube poche essai - avril 2004 - 154 pages - 8 €.

Directeur de l’École nationale des ponts et chaussées, Pierre Veltz écrit dans un style assez lisse et il n’avance aucune analyse sans s’appuyer sur quelques solides statistiques ou sur un rapport officiel.

 

Ses synthèses bien charpentées et agréables à lire n’ont, dans la forme, rien à voir avec un pamphlet. Mais, sur le fond, elles visent bel et bien à fracasser quelques idées dominantes, principalement des idées relatives à « ce qu’il est convenu désormais d’appeler la "mondialisation" » (et qui est pour lui « l’interdépendance croissante, à petite et à grande échelle, entre les acteurs économiques, les États, les territoires »).
Son propos iconoclaste vise tout d’abord à relativiser l’importance des effets de cette « mondialisation », ce qui est susceptible d’irriter tout à la fois les chantres de l’OMC et les militants d’Attac. Pierre Veltz juge quant à lui que l’internationalisation des échanges, qui est d’ailleurs un phénomène ancien ayant fluctué dans le temps, a un impact assez limité sur les économies locales. Il estime en particulier que la menace des « délocalisations » est trop souvent exagérée car « les entreprises, y compris les plus grandes, adhèrent aux territoires de multiples manières ». Celles qui produisent des objets standardisés en employant une main-d’œuvre non qualifiée finiront certes par déménager, mais Pierre Veltz souligne qu’elles ne constituent nullement le socle économique d’un pays tel que la France. La santé de bien des entreprises lui paraît plus fréquemment dépendre de la proximité d’un marché solvable et d’un ancrage dans un environnement favorable, offrant notamment un bon système de formation.
L’attention qu’il accorde aux activités industrielles représente une autre originalité de cette analyse. Pierre Veltz fait en effet remarquer que leur déclin en nombre d’emplois découle en grande partie d’une approche statistique discutable : du fait qu’elles sont « externalisées », et alors qu’elles ne changent pas réellement de nature, de nombreuses tâches qui étaient effectuées par des salariés d’usine se mettent à relever du secteur des services. Pour autant, son appel à réévaluer le rôle des « activités productives » n’empêche pas l’auteur de pointer que l’activité économique d’un territoire « comprend également une masse considérable et croissante d’activités qu’on peut qualifier de "domestiques" et de "résidentielles", issues des injections de revenus dans l’économie locale, par le biais des salaires certes, mais aussi des retraites, des salaires publics, des transferts en tous genres ».
Pierre Veltz ne croit pas que les entreprises aient intérêt à simplement exploiter les « ressources géographiques » des territoires les mieux dotés. Constatant qu’avec des atouts qui semblent comparables, certains territoires s’en tirent beaucoup mieux que d’autres, il pense au contraire que ces entreprises doivent d’abord et avant tout miser sur « l’entité sociohistorique » que constitue une population donnée : « dans le contexte économique actuel, la compétitivité d’un tissu local peut reposer sur sa spécialisation, mais elle résulte surtout de sa qualité d’organisation et de sa capacité à favoriser les apprentissages collectifs ». De fait, pour les « PME apparemment enfouies dans leur province », la mondialisation ne joue pas forcément le rôle annoncé d’un rouleau-compresseur. « La Corrèze compte peu d’industries. Mais plusieurs d’entre elles sont leader sur les marchés internationaux. »

Sources : Ruralinfos.org et éditions de l’Aube.

 

 

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