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Les tables rondes du développement durable - INP-Ensat/Mission Agrobiosciences - Le 24 novembre 2015
Etiquetage nutritionnel : clarifier un débat haut en couleurs !
avec Nicole Darmon, Chantal Julia et Béatrice de Reynal

Fausse bonne idée, baratin marketing, embrouillamini, cacophonie, chiffres à l’appui... En pleine discussion sur le projet de loi santé qui prévoit d’associer à l’étiquetage des valeurs nutritionnelles un logo simple et intuitif, en face avant des emballages, après la guerre des prix, voici venue celle des logos et des slogans !
A l’occasion de la table ronde "L’étiquetage nutritionnel, pour mieux comprendre un débat haut en couleurs", organisé dans le cadre de l’UE "Initiation au Développement Durable" pour les élèves ingénieurs en deuxième année de l’Ensat, la Mission Agrobiosciences se propose de clarifier le sujet, de démêler les enjeux et d’identifier les avantages, limites, idées reçues et effets pervers des différentes propositions.
Pour ce, elle a invité Nicole DARMON, nutritionniste, épidémiologiste et directrice de recherche à l’Inra à l’UMR NORT, Chantal JULIA, médecin nutritionniste et enseignant chercheur rattachée à l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN), et Béatrice De REYNAL, nutritionniste au sein de NutriMarketing. Trois points de vue pour une intelligence collective !
Une séance destinée aux élèves ingénieurs, mais ouverte à un public extérieur sur inscription.

 

Table ronde "Initiation au Développement Durable
L’étiquetage nutritionnel, pour mieux comprendre un débat haut en couleurs
Le 24 novembre 2015, de 14h à 17h
Grand amphi de l’Ensat, Toulouse

Des chiffres qui font mal
Avec 17% d’adultes touchés par l’obésité, 32% des décès dus aux maladies cardiovasculaires ou encore la flambée de cancers et autres diabètes, en France, les maladies chroniques dans lesquels les facteurs nutritionnels sont impliqués constituent des enjeux majeurs de santé publique. On le comprend. Depuis près de 30 ans, les pouvoirs publics tentent donc d’enrayer cette épidémie, à grands renforts de Plans « nutrition santé », livrets pédagogiques et autres slogans. Las, le fléau continue de se propager, avec le sentiment que rien ne fonctionne, ni de faire, ni de ne rien faire ! Peine perdue ? A voir…

Clarifier un débat haut en couleurs
La dernière loi-santé à l’examen au Sénat, et obligatoire à partir de décembre 2016, propose d’instaurer un nouvel étiquetage nutritionnel permettant d’aider les consommateurs à diriger leurs achats vers les produits les plus sains et équilibrés. En accord avec la législation européenne, cette loi prévoit d’associer à l’étiquetage des valeurs nutritionnelles un logo simple et intuitif, en face avant des emballages.
Dans son rapport remis à la ministre de la Santé en novembre 2013 (Propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique dans le cadre de la Stratégie Nationale de Santé), le Professeur Serge Hercberg a proposé un système coloriel, le système 5-Couleurs (ou 5-C), fondé sur un algorithme développé par l’Agence de Sécurité Sanitaire Britannique (FSA) et adapté au contexte français, indiquant la qualité nutritionnelle de l’aliment, traduite en une couleur (du vert pour les bons aliments, du rouge pour les moins bons, en passant par le jaune, le orange et le rose-fuschia).

De nombreux médecins, nutritionnistes, sociétés savantes, associations de patients et associations de consommateurs se sont prononcées en faveur de ce système, mais les avis restent partagés pour une partie du monde scientifique, comme du côté des opérateurs économiques.

Du côté de ces derniers, certains industriels s’opposent à tout système d’étiquetage, alors que la FCD (Fédération du commerce et de la distribution) et l’Ania (Agence nationale des industries alimentaires) se positionnent pour un étiquetage simplifié mais soutiennent des systèmes différents. L’ANIA plaide, et ceci depuis de nombreuses années, pour l’étiquetage monochrome du pourcentage des repères nutritionnels journaliers, les RNJ déjà en place sur de nombreux emballages (par exemple, une portion de 30 g contient 112 calories, soit 6% des apports journaliers conseillés). La FCD, quant à elle, a constitué depuis un an un collectif de distributeurs et d’industriels qui ont récemment proposé le système SENS (Système d’Etiquetage Nutritionnel Simplifié).
Comme le 5C, le SENS utilise un logo de type simple traffic light, et prévoit de faire référence à des fréquences de consommation directement sur le logo (de vert, consommation fréquente, à violet, consommation occasionnelle, en passant par bleu et orange). Là, l’algorithme de classement est dérivé du système de profilage nutritionnel (SAIN, LIM) développé et proposé par un groupe de travail de l’Afssa en 2008.

Du côté des détracteurs des systèmes d’étiquetage coloriels, les questions posées sont nombreuses : y-a-t-il, en dehors du sel, un consensus scientifique sur ce qui est bon ou mauvais ? Et les arguments ne manquent pas : l’évaluation des aliments comporte des biais, comme ceux d’exclure des produits, comme l’huile, indispensables au métabolisme, et ne prend pas en compte ni les vitamines, minéraux et omégas3 ; le logo informe sur la qualité du produit mais pas sur la façon de le consommer (ainsi une pizza étiquetée verte virera incontestablement au rouge une fois arrosée d’huile pimentée…) ; enfin, il risque de stigmatiser ceux qui achètent les produits estampillés malbouffe ou encore de culpabiliser telle mère ne pouvant offrir des produits verts à ses enfants, s’ils s’avèrent plus chers.

Entre impératif et inquiétude…
Face aux enjeux de santé publique, on comprend l’impératif d’instaurer une politique de santé nutritionnelle, mais l’on peut aussi s’interroger sur le risque de renforcer encore l’inquiétude des mangeurs, déjà embrouillés par la cacophonie des discours nutritionnels. Et puis, quid des messages de plaisir, de modération, de variété, de l’éducation au goût, d’une agriculture plus respectueuse, d’une industrie plus vertueuse ?
Certes le débat est pour le moins tendu entre les différents camps, n’empêche cette table ronde se veut un moment d’intelligence collective, capable de clarifier les arguments des uns et des autres, d’identifier les avantages, limites, idées reçues et effets pervers du code 5C et des autres modèles, sur la base des travaux scientifiques en cours et d’exemples empruntés ailleurs. Une table ronde essentielle qui sera menée avec :

- Nicole DARMON nutritionniste, épidémiologiste et directrice de recherche à l’Inra à l’UMR NORT, à Marseille. Spécialiste reconnue des inégalités sociales en nutrition, elle étudie plus généralement les contraintes qui pèsent sur l’alimentation, que celles-ci soient liées aux préférences individuelles ou aux contraintes d’accès physique ou économique à une alimentation de qualité. Elle conduit aussi bien des recherches interventionnelles que des approches théoriques (modélisation de rations, profilage nutritionnel des aliments...) pour traduire les recommandations (nutritionnelles, toxicologiques, environnementales...) en choix alimentaires réalistes, plus sains et plus durables.

- Chantal JULIA, médecin nutritionniste et enseignant chercheur rattachée à l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN), à l’Université Paris 13. En tant qu’épidémiologiste de la nutrition, elle développe des recherches autour des relations entre nutrition et inflammation chronique de bas grade dans des études de cohorte (Etude SU.VI.MAX et NutriNet-Santé) ainsi que des études portant sur l’évaluation des politiques publiques de santé en Nutrition. Elle participe à ce titre a développement d’études d’observation en population générale ou pour des populations particulières (familles en situation de précarité) ainsi que des études d’intervention (essais randomisés). Elle est co-auteure du rapport, présenté par le Pr Serge Hercberg, président du PNNS, « propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique ».

- Béatrice De REYNAL nutritionniste au sein de NutriMarketing, une agence de communication à destination des professionnels de l’alimentation, de la nutrition et de la cosmétofood.
Spécialisée en Innovation alimentaire, elle réalise des études marketing, des évaluations nutritionnelles, et de l’expertise de marketing nutritionnel. Elle est par ailleurs rédactrice en chef de Consultation Nutrition, destinée aux médecins et praticiens de santé. Elle a cosigné plusieurs ouvrages professionnels dont « Additifs » chez Tec & Doc Lavoisier et le Guide d’audit nutritionnel avec l’ACTIA, ainsi que des livres grand public, dont un en cours de parution chez Robert Laffont, chez Vuibert : « Déjouez les pièges et arnaques nutritionnels des régimes en tout genre » ou « les vérités qui dé-mangent ». Elle collabore également avec des émissions TV grand public sur la nutrition.

"L’étiquetage nutritionnel, pour mieux comprendre un débat haut en couleurs"
La table ronde se tiendra Le mardi 24 novembre 2015 :
- De 14h00 à 17h00
- Dans le Grand Amphi de l’Ensat, Avenue de l’Agrobiopole, Auzeville-Tolosane
- L’entrée est gratuite et ouverte à tous, mais les places étant limitées, l’inscription est obligatoire, auprès de
Christiane Saint-Luc : st-luc@ensat.fr
tél : 05 34 32 39 54


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