prsentation contacts partenaires abonnez-vous à la lettre électronique Retour  l'Accueil
Loading
Les Controverses européennes de Marciac
Café-débat à Marciac
Le Café de l’Agriculture
Nos publications
Chroniques "Le pas de côté"
En collaboration
Nos sélections
Produits de terroir, appellations d’origine et indications géographiques.
Perturbateurs endocriniens : le bruit du silence  
Modèle productiviste : ces agriculteurs qui sortent du rang 
To be or not to be… an OGM ? 
C’est par où, le rural ? Notions floues et lignes de fuite (diffusion)
A écouter sur FMR, samedi 6 mai et 3 juin 2017, de 8h00 à 9h30
Morceaux choisis de la 14ème Université d’Eté de l’Innovation Rurale, août 2008
en savoir+
La nature, la technique et l’homme : la guerre des Trois aura-t-elle lieu ?
Les vendredi 28 et samedi 29 juillet 2017, à Marciac (Gers)
Les 23èmes Controverses européennes de Marciac
en savoir+
    Abonnez-vous à notre flux RSS  
Contribution
Image de l’agriculture : "Les représentations sont des espèces vivantes"
Par Saadi Lahlou., psychologue. Dans le cadre de la 9ème Univeristé d’Eté. Août 2003.

L’auteur de "Penser manger" ( PUF 1998) éclaire les logiques et les mécanismes des images que nous avons de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Des représentations qu’il ne faut pas songer à changer d’un claquement de doigts.

 

« Pourquoi les représentations - et plus généralement les aspects immatériels - ont-elles pris une telle importance dans la filière agroalimentaire ? Pour deux raisons. La première est une raison commerciale : le marché dans les pays développés est saturé en volume - le ventre des consommateurs est plein - et si l’on veut rajouter de la valeur ajoutée, il est alors nécessaire de vendre plus que des calories : du service, de l’image, de l’imaginaire. On était déjà allé très loin dans l’intégration de services avec l’aliment-service, ainsi que le signalait Bertil Sylvander à la fin des années 80 [1], à travers le conditionnement et les plats préparés. Et vous savez qu’aujourd’hui, certains industriels aimeraient aller vers la nutraceutique, c’est-à-dire vers des aliments-médicaments ; mais la réglementation est sévère et le savoir en nutrition est limité. Il reste alors cette voie plus simple : étoffer la représentation de l’aliment par des valeurs non-alimentaires : éthiques, esthétiques, culturelles, politiques, sociales...De fait, les acteurs de l’agroalimentaire ne s’en privent pas : les représentations sont devenues une sorte de matière première pour cette industrie, exploitées par le marketing, la publicité, les médias et, d’une manière générale, tous les services à la production [Lahlou,1996]. C’est ainsi la filière qui est en partie responsable de l’importance prise par ces aspects immatériels.

La seconde raison tient à l’éloignement croissant entre les citoyens et la production agricole. On a vu que dans les débats récents sur l’alimentation, par exemple sur l’ESB, les acteurs débattent d’objets dont ils ont rarement une connaissance directe. Du coup, la représentation devient un enjeu puisque c’est elle qui va influencer les législateurs et les électeurs en l’absence de proximité avec l’objet.

Les représentations sont l’œil de l’esprit

Mais avant de pousser l’analyse, j’aimerais vous livrer quelques éléments techniques pour nourrir le débat : au lieu d’utiliser les mots image et imaginaire, je vais employer les termes plus techniques de représentation mentale et de représentation sociale, en relation avec des concepts bien définis en psychologie. Et je vais essayer de vous décrire ce que sont ces objets tels que l’expérimentation scientifique et l’observation les voient. La représentation, c’est ce qui tient lieu de l’objet dans la pensée. Si je vous parle par exemple de chapiteau, ce dont je vous parle est présent à votre conscience en ce moment même par expérience directe, puisque nous sommes sous un chapiteau. Mais si je vous parle de maïs ou de vache, vous vous représentez avec « l’oeil de l’esprit » ce dont je parle.

La représentation permet de penser des objets absents. En fait, on peut démontrer que même quand l’objet est présent, c’est cette représentation qui va guider notre pensée. Elle permet également de penser des choses qui ont une partie matérielle complexe, ou même qui sont immatérielles, comme « le gouvernement », « l’ESB » ou « le développement durable » qui n’existent que sous forme de représentations.
La représentation n’est pas innée, elle se construit par expériences directes ou par enseignements, elle va se modifier surtout par la pratique et aussi par la réflexion et la discussion. C’est un objet psychologique et ses propriétés sont psychologiques. Elles peuvent donc être différentes des propriétés physiques, chimiques, juridiques ou économiques de l’objet représenté. Par exemple, en France, le hérisson, la limace ou le chien sont techniquement mangeables - ils sont d’ailleurs mangés dans d’autres pays- mais ils ne le sont pas dans nos représentations. Lorsqu’il s’agit de penser, ce sont les propriétés de la représentation qui l’emportent et non pas les propriétés matérielles de l’objet. Modifiez la représentation, et vous modifierez les habitudes.

D’autre part, la logique de la représentation étant psychologique, elle obéit notamment à la loi de l’association : des éléments associés dans l’expérience individuelle peuvent se « coller » à la représentation au point de s’y intégrer. Quand on associe deux représentations, l’une peut marquer l’autre ou la contaminer. Considérons par exemple une bouchée au chocolat sous forme d’excrément : personne ne souhaite la manger, même en sachant bien qu’il s’agit de chocolat. Ce n’est pas parce que nous sommes stupides, c’est parce que les représentations se collent dans notre esprit et que les propriétés de l’une gagnent les propriétés de l’autre. La constitution des objets de dégoût peut ainsi être transmise sur une base purement culturelle, en dehors de tout rapport direct avec l’objet ; ils n’en sont pas moins puissants comme on le voit pour les interdits alimentaires religieux [Douglas, 1967]. De même, lors de la constitution de représentations, l’homme va associer les éléments du contexte vécu. Il va ainsi utiliser différents indices comme signes de qualité d’un produit : l’aspect, la marque, le lieu d’achat... pratiquement n’importe quoi peut être utilisé comme indice et s’agglutiner à la représentation. C’est ce type de propriétés associatives qui est utilisé par la publicité pour créer des connotations positives afin de vendre un produit.

Le lapin n’est plus un aliment

La représentation est presque toujours une construction collective et historique. On parle de représentation « sociale ». Les objets du quotidien, qu’ils soient matériels ou immatériels, depuis « le lait » jusqu’à « le gouvernement », sont présents dans une culture donnée sous forme de représentation sociale qui est une sorte de manuel d’utilisateur du sens commun, qui permet de guider l’action et la prise de position des individus. Dans une culture donnée, les individus partagent tous plus ou moins les mêmes représentations d’un même objet donné. C’est ce qui va leur permettre de se comprendre, d’échanger et de coopérer. Et pourtant, chacun s’est constitué sa représentation de son côté.

Comment est-ce possible ? C’est que les représentations individuelles ne sont pas indépendantes les unes des autres. Elles se reproduisent, elles se recopient les unes les autres au cours de l’apprentissage, de la pratique, de la discussion entre individus. Elles sont comme des espèces vivantes, avec un certain génotype commun, mais avec des variations individuelles. Votre représentation personnelle du « maïs » a quelque chose de commun avec celle de chacun d’entre nous mais, en même temps, elle est modifiée par votre position, votre expérience personnelle.

Il faut considérer les représentations sociales comme des espèces symbiotiques, - hébergées par les populations humaines, et qui nous aident à gérer notre relation avec notre environnement, un peu comme la flore intestinale que nous hébergeons nous aide à digérer. Il y a d’ailleurs une sélection naturelle des représentations qui va s’opérer selon leur efficacité ou non à guider l’action du quotidien ; et il y a donc un rapport au réel : on ne peut pas fabriquer n’importe quelle représentation, il faut qu’elle soit validée par le réel. Je ne vais pas m’étendre sur ces questions, et je vous renvoie aux travaux des psychologues [ Moscovici, 1961 ; Abric, 1994 ] mais ce que je veux vous faire comprendre, c’est qu’on ne peut pas changer une représentation sociale avec un claquement de doigts. Parce qu’il faut agir sur l’ensemble des représentants et cela se fait lentement. Un exemple, celui du lapin : à force de fabriquer des lapins en peluche, d’en faire des personnages de dessin animé ou de les vendre comme animaux de compagnie, cette espèce est en train de passer du statut d’aliment à celui d’animal familier dans les jeunes générations ; Il y a déjà eu un précédent avec le cheval. Bref, on ne mange presque plus ni de l’un, ni de l’autre. La filière cunicole est extrêmement embarrassée par ce changement de représentations et essaye de renverser la tendance avec de la communication mais c’est très difficile [ voir les remarquables travaux de Merdji, 2001].

Malchance pour la filière agro-alimentaire, les représentations y sont particulièrement prégnantes en raison même des spécificités psychologiques de l’alimentation, marquée par la « pensée magique ». L’homme croit ainsi qu’il devient ce qu’il mange. C’est le principe d’incorporation : il s’imagine qu’il va prendre personnellement les caractéristiques de ce qu’il mange [ Fischler, 1990 ; Lahlou, 1998 ]. Les travaux de Paul Rozin [2] [ ex.Rozin et Nemeroff, 1989 ] sont à cet égard particulièrement démonstratifs : les sujets refusent vigoureusement d’ingérer des substances psychologiquement contaminées sans pour autant que leur valeur nutritive soit mauvaise ou présente un danger sanitaire quelconque. Par exemple, une expérience très classique de Rozin, et tout à fait reproductible, consiste à prendre un verre de jus d’orange dans lequel on a trempé un cafard. Même si le cafard a, devant le sujet, été stérilisé dans une étuve, et enlevé du verre, personne ne veut le boire ou du moins tout le monde préfère un jus d’orange qu’on n’a pas « cafardisé ». De même, essayez de boire la salive de quelqu’un d’autre dans un verre, même si elle a été bouillie au préalable... Vous verrez que ce n’est pas un acte anodin. On a démontré expérimentalement que les étudiants américains croient qu’un peuple qui, toutes choses égales par ailleurs, mange des sangliers, sera statistiquement plus poilu, plus résistant, plus rapide à la course qu’un peuple qui mange des tortues de mer, et qui sera, lui, plus placide, meilleur nageur, et avec des yeux verts (rires). Et ce n’est pas vrai seulement pour les étudiants américains ! Ce principe d’incorporation est illogique, il découle de la nature même de la pensée symbolique. Il est illusoire de vouloir le modifier à l’aide d’arguments scientifiques rationnels. Il faut faire avec.

Endoctriner les consommateurs pour changer leurs représentations est voué à l’échec

Pour conclure, un mot sur le changement des représentations. Ainsi que je le disais précédemment, elles guident la pensée et influencent nos comportements. Elles vont donc constituer un enjeu majeur pour ceux qui sont intéressés à l’objet. On le voit bien au niveau politique. C’est pour cela que le débat dans les médias est si important : chacun essaye de changer la représentation pour que tout le monde voie midi à sa porte. Et la représentation est un enjeu d’autant plus fort dans le débat que les objets matériels sont loin car dès lors, la pratique ne peut pas la moduler : la représentation est seule à agir.
S’il est possible, dans une certaine mesure, de changer les représentations, les essais de persuasion des consommateurs pour modifier leurs comportements dans le domaine alimentaire, en les endoctrinant avec des arguments rationnels, sont voués à l’échec, comme on le sait en psychologie sociale depuis les travaux de Lewin (1943). Dans les années 40, pour faire face aux restrictions dues à la guerre, le gouvernement américain a essayé de faire manger des abats à la population. Cela n’a pas marché. Ou plutôt, on s’est aperçu qu’il ne suffisait pas d’essayer de persuader les gens : il faut les faire participer au changement. Une campagne de communication « descendante » a très peu de chances de produire des effets ou du moins des effets durables. Autrement dit, ce n’est pas en démontrant scientifiquement que le chien est comestible ni en le répétant dans des spots radio qu’on développera la consommation de bouche de chiens en France... L’ignorance de ces faits scientifiques par un certain nombre de décideurs et l’approche naïve qui s’ensuit dans la construction des campagnes de communication n’aboutit en fin de compte qu’à augmenter la désorientation et la suspicion des consommateurs. C’est sidérant : cela fait 50 ans qu’on continue à faire cela ! Régulièrement, j’expertise des projets qui visent à faire de l’endoctrinement du consommateur, et cela n’a aucune chance d’aboutir.

La construction des représentations sociales et des pratiques est un processus long, négocié, progressif et qui nécessite la participation des acteurs concernés. Cela passe par une sympathie pour ces acteurs, un effort de compréhension de leurs points de vue, le respect de ces derniers, et une ouverture à construire les modèles avec les utilisateurs. J’insiste sur « avec » et non « pour » les utilisateurs. Ce qu’on fait « pour » l’autre, on le fait « à » l’autre. Que faire ? Négocier avec les acteurs les changements de pratique pour changer la représentation, à travers l’éducation, l’expérience directe et aussi à travers la réglementation. Toutes les initiatives qui procurent des expériences directes aux individus, « multimodales » comme on dit en psychologie, c’est-à-dire pas seulement sur le plan symbolique, mais physique, seront plus efficaces que la communication. On peut citer les classes du goût, le tourisme vert, les journées Portes Ouvertes... On sait que l’implication des acteurs dans les processus de changement est une condition favorisante. On peut citer les conférences de consensus, le militantisme, les écoles d’été... Ce que fait la Mission d’Animation des Agrobiosciences de ce point de vue là est particulièrement pertinent.
Une phrase pour conclure : souvenez-vous que les représentations ont des caractéristiques analogues à celles des espèces vivantes ; le processus de changement doit être abordé, non pas comme un combat, mais comme une domestication et comme une culture ».

Bibliographie

ABRIC, Jean-Claude (1994). Les représentations sociales : aspects théoriques. In : Abric, J-C. (éd.), Pratiques sociales et représentations. Paris : P.U.F., 1994. pp. 11-35.

DOUGLAS, Mary (1967). De la souillure. Essai sur les notions de pollution et de tabou. trad. A. Guérin. Paris : Maspéro, 1981.

FISCHLER, Claude (1990). L’homnivore. Paris : Odile Jacob, 1990.

LAHLOU, Saadi (1996). Experts, industriels, médias, consommateurs, institutions : comment les représentations des acteurs et le marché se co-construisent. In Ismène Giachetti (éd.) : Identités des mangeurs, images des aliments. Paris : Polytechnica, pp. 123-150.

LAHLOU, Saadi. (1998). Penser Manger. Alimentation et représentations sociales. Paris : P.U.F., 1998.

LAMBERT, Jean-Louis (1986). Les modèles de consommation alimentaire en France. Paris : Lavoisier, 1986.

LEWIN, Kurt (1943). Forces Behind Food Habits and Methods of Change. Bulletin of the National Research Council, n° 108, October, 1943. pp. 35-65.

MERDJI, Mohamed (2001). L’imaginaire du dégoût : une approche anthropologique de l’univers émotionenl de l’alimentation. Thèse, Paris IX-Dauphine. 2001.

MOSCOVICI, Serge (1961). La psychanalyse son image et son public. Paris : P.U.F., 1976.

ROZIN, Paul, NEMEROFF, Carol J. (1989). The Laws of Sympathetic Magic : A Psychological Analysis of Similarity and Contagion. In : J. Stigler, G. Herdt & R. A. Schweder (eds), Cultural Psychology : Essays on Comparative Human Development. Cambridge (UK) : Cambridge University Press, 1989. pp. 205-232.

SYLVANDER, Bertil (1988). L’alimentation service : résultats d’enquêtes, Toulouse : INRA, Économie et sociologie rurale, 1988.

Accédez à l’ensemble des Actes de la 9ème Université d’Eté de Marciac : Images et imaginaires au coeur des échanges entre agriculture et société

Sur le thème de l’alimentation, on peut lire ces documents édités par agrobiosciences :

Lire la conférence Pourra-t-on nous protéger de l’Obésité ? Avancées et limites des recherches- par Max Lafontan, directeur de recherche à l’Inserm. Unité de recherche sur les obésités. L’auteur nous montre toute la difficulté de combattre cette maladie des sociétés d’abondance et de sédentarité. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Lire la conférence L’Orthorexie, une névrose culturelle ?- par Patrick Denoux, Maitre de conférence en « Psychologie Interculturelle. Université du Mirail. Le chercheur nous montre comment, affolés par l’effondrement des pratiques alimentaires traditionnelles, beaucoup ont cherché un abri dans l’orthorexie - l’addiction à la nourriture saine-, et comment les malaises psychologiques et leurs expressions sociales se concentrent actuellement sur l’acte de se nourrir, comme une réponse identitaire au non-sens de la consommation. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’Alimentation.

Lire les actes de la manifestation "Aux Bons Soins de l’Alimentation" organisée par le Conseil National de l’Alimentation et la Mission Agrobiosciences.LIRE les actes complets de la séance AUX BONS SOINS DE L’ALIMENTATION- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’Alimentation.

Lire la chronique Obésité... un mot lourd de sens- par Valérie Péan. Mission Agrobiosciences. L’auteur revient sur ce mot lourd de sens. Obésité... Le mot enfle et s’épaissit, lourd de menaces à venir, surchargé de connotations péjoratives, plombé par les statistiques et les verdicts des autorités sanitaires.

Dans la rubrique « Dossiers spécialisés », un article complet sur lesDéfinitions officielles de l’obésité, les chiffres et les causes multifactorielles-

Sur le site de la fondation pour la Recherche Médicale, dans la rubrique « Informez-vous », les fiches santé comportent un excellent article du sociologue de l’alimentation Jean-Pierre Poulain, sur « Le gros, le beau et le trop gros »-

Lire la conférence débat « Les dualités de l’alimentation comtemporaine- par Jean-Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail et auteur de nombreux ouvrages sur l’alimentation. "Que fait un sociologue dans l’alimentation ?" C’est sur ces mots un brin provocateurs que ce chercheur ouvrait son propos. Une provocation pas si inutile, tant il est nécessaire de rappeler la dimension culturelle des comportements alimentaires, enserrée entre les contraintes biologiques et environnementales. Un espace suffisant pour qu’émergent ambivalences et tiraillements. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Café des Sciences et de la Société du Sicoval.

Lire la conférence débat Alimentation et environnement : le cas des perturbateurs endocriniens- par Jean-Pierre Cravedi, directeur de recherche INRA au sein du laboratoire des xénobiotiques, expert à l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments. Le chercheur débute son propos en donnant une définition des perturbateurs endocriniens. « Des substances qui, interférant avec les fonctions du système hormonal, risquent d’influer négativement sur les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, d’action ou d’élimination des hormones »...Il rend compte de l’étendue du domaine. Edité par la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’alimentation.

Lire la Conférence débat Alimentation et prévention du cancer- par Par Denis Corpet. Directeur de l’équipe "Aliment et Cancer" de l’UMR Inra-Envt. Notre façon de manger joue un grand rôle sur le risque de cancer. Comment le sait-on ? En comparant les cancers qu’ont les gens vivant dans différentes régions du monde. Alors, que faut-il manger, ou ne pas manger ? Qu’est ce qui favorise le cancer, ou l’empêche ? Denis Corpet fait le point sur ce que l’on sait, ce que l’on suppose et aussi ce que l’on ignore encore.Une Intervention qui a eu lieu dans le cadre des 4èmes Rencontres, mises en oeuvres par la Mission Agrobiosciences et organisées par le Conseil Régional Midi-Pyrénées.

Lire la Chronique PROSPECTIVE : Quatre scénarios pour le futur des politiques publiques de l’alimentation dans un contexte de crise.-Par Jean-Claude Flamant Inra-Mission Agrobiosciences. Cinq ans après la tenue des Etats Généraux de l’Alimentation durant la deuxième crise de l’ESB, des questions : la sécurité sanitaire des aliments s’est-elle améliorée ? Le risque de crise est-il toujours présent ? Les pouvoirs publics et l’opinion ont-ils fait évoluer leurs comportements ? Le directeur de la Mission Agrobiosciences, Jean-Claude Flamant, tente de répondre en revisitant les quatre Scénarios qu’il avait lui-même proposés lors du Colloque final des Etats Généraux de l’Alimentation qui s’était tenu à Paris le 13 décembre 2000.

Lire la Conférence débat Crise alimentaire : Complexité de la décision et de la gestion publique- par Marion Guillou alors Directrice Générale de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Actuellement Présidente Directrice Générale de l’Inra, Marion Guillou avait en charge à l’époque la très sensible Direction Générale de l’Alimentation, au ministère de l’Agriculture. Un poste clé auquel elle s’est confrontée à plusieurs reprises à cette fameuse complexité : celle de la décision, en pleine période de rupture où les crises alimentaires ne manquent pas de surgir.

Lire la Conférence débat « Quand les crises alimentaires réveillent les utopies » - Par le sociologue Claude Fischler (Cnrs-Ehess). Que signifient pour nous les crises alimentaires ? Quelles sont les inquiétudes qui nous saisissent ? On nous dit souvent qu’elles sont rationnelles ou irrationnelles. Peut-on formuler des jugements là-dessus ? De quelles données précises ou empiriques, de quelles études sur la perception de l’alimentation en général, et du danger en matière d’alimentation disposent-on ? Le chercheur a exploré nos représentations et nos peurs de mangeurs et les facteurs anxiogènes de l’alimentation par le biais du principe d’incorporation « Je suis ce que je mange ». Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et l’Université d’été de l’innovation rurale de Marciac.

Lire la Conférence Image de l’agriculture : "Les représentations sont des espèces vivantes"- Par Saadi Lahlou., psychologue.Auteur de "Penser manger" ( PUF). Le chercheur éclaire les logiques et les mécanismes des images que nous avons de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Des représentations qu’il ne faut pas songer à changer d’un claquement de doigts. Edité par la Mission Agrobiosciences et l’Université d’été de l’innovation rurale de Marciac

Lire la Conférence débat Risques sanitaires et alimentaires et lanceurs d’alerte- Par Didier Torny, sociologue à l’EHESS. Comment créer entre l’administration, les professionnels, les experts et les citoyens, un mode de circulation des inquiétudes et des alertes, qui ne fasse pas immédiatement place à des qualifications de type psychologiques ou psychiatriques ? Edité par la Mission Agrobiosciences et le Café des Sciences et de la Société du Sicoval

Lire l’article La toxicologie alimentaire : un métier à risque(s) ? - Par Georges Bories. Toxicologue. Président des Comités scientifiques de l’alimentation animale à la Commission Européenne et à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments . L’analyse de Georges Bories sur la perception du risque alimentaire, le principe de précaution et leurs interactions avec les travaux de la recherche toxicologique, bousculés, voire malmenés dès lors qu’il s’agit de les interpréter...

Lire le Débat Le futur de l’élevage en Europe à la lumière des crises sanitaires récentes - Table Ronde de la Fédération Européenne de Zootechnie, Budapest. Les crises sanitaires majeures - l’ESB et la fièvre aphteuse - qui ont remué l’opinion des pays d’Europe de l’Ouest entre novembre 2000 et mars 2001, sont-elles seulement le résultat d’erreurs au sein du dispositif de contrôle sanitaire ou bien des signaux d’alarme qui indiquent que les orientations prises au cours des dernières décennies pour l’intensification de l’élevage doivent être fondamentalement révisées pour le futur ? Tel est le sujet de la Table Ronde organisé par la Fédération Européenne de Zootechnie à Budapest en août 2001. Des questions toujours d’actualité avec de nouvelles alertes concernant la peste porcine ou la grippe aviaire. Débat coordonné et traduit par Jean-Claude Flamant, Directeur de la Mission Agrobiosciences.

Lire le Débat Sécurité alimentaire et santé : un progrès ou un retour vers l’hygiénisme ? -. Introduit par Georges Bories. Toxicologue. Président des Comités scientifiques de l’alimentation animale à la Commission Européenne et à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. La sensibilité souvent exacerbée à l’égard des dangers sanitaires sont certes la conséquence de récentes crises, mais aussi des avancées en matière d’évaluation et de détection des risques. Au-delà d’une demande légitime de la part de société, l’invasion des produits bactéricides, l’obsession de la santé et de la sécurité sanitaire et autres phénomènes actuels ne signalent-ils pas une tendance à l’hygiénisme ? Retour sur cette notion, apparue historiquement au 19ème siècle, et qui a envahi à l’époque l’ensemble du « corps » social. Les conditions sont-elles réunies pour que se réaffirme cette notion ? Quels en sont les signes, les paradoxes et les conséquences, y compris socio-économiques et politiques ? Edité par la Mission Agrobiosciences et la Maison Midi-Pyrénées.

Lire les « Entretiens et Publications : OGM et Progrès en Débat » un cycle de Forums et de Points de vue transdisciplinaires... pour contribuer au débat démocratique- Depuis quelques années, la problématique « OGM » et plus largement des « Avancées Sciences du Vivant » est en débat. La série d’Entretiens et de Publications proposés par la Mission Agrobiosciences, opère un retour sur les problématiques soulevées et propose de mettre en débat le débat lui-même en questionnant ou en organisant des échanges entre des personnalités fortement impliquées. Celles-ci formulent leurs analyses sur les débats en cours, relèvent la multitudes de questions et des arguments exprimés, énoncent les connaissances et proposent des angles, voire des méthodes, pour tenter de « mieux » instruire le débat démocratique « Science et Société » Pour accéder aux publications

Lire l’article Alimentation : comment digérer la défaite ?-. Par Jean Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail. À partir d’une métaphore, largement répandue, Jean-Pierre Poulain nous mène de gastronomie en gastrite, de victoires savoureuses à l’aigreur des défaites. Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire la Conférence débat Innovation technologique et comportements alimentaires- Par Jean Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail. Comment de la fourchette à l’autocuiseur, en passant par les produits surgelés et autres découvertes, le mangeur-consommateur digère-t-il l’innovation technologique ?

Lire l’article Alimentation et Société. La cathédrale, le caddie®, et la caméra : les voies cachées de l’institutionnalisation de la consommation - Par Dominique Desjeux. Professeur d’anthropologie sociale et culture à la Sorbonne. Le « baptême du foin » du premier ministre Raffarin, comme titrait Libération le 22 novembre 2002, a peut-être « mis sous le boisseau », pour détourner une autre métaphore agricole, un enjeu caché plus important que l’arrêt spectaculaire du blocus des 400 centrales d’approvisionnement des hypermarchés et des supermarchés par les tracteurs paysans. Et pourtant ce n’est pas rien, affirme l’Anthropologue Dominique Desjeux ! Car il s’agit tout simplement d’une révolution consumériste silencieuse

Lire la Conférence débat Quels défis et quels paris pour le commerce équitable ? - Par Alexis Krycève, directeur du marketing d’Alter Eco. Dans un contexte économique globalisé, où les pressions nationales et internationales sont de plus en plus lourdes pour les producteurs, quelle est la réponse du Commerce Equitable ?

Lire la Conférence débat Alimentation :La naissance du goût- Par Par Nathalie Rigal, Psychologue. À travers un état des lieux de la recherche scientifique, elle nous éclaire sur la manière dont se construit le goût (1) chez l’enfant, et plus précisément dont se met en place le plaisir alimentaire. Edité par la Mission Agrobiosciences et le Café des Sciences et de la Société du Sicoval.

Lire l’article Alimentation et Société. La main à la pâte et les mots à la bouche - par Par Natalie Rigal. Maître de conférences à l’Université de Paris X Nanterre, psychologue-chercheur, spécialiste du goût. Natalie Rigal décortique par le menu la relation des enfants à la nourriture et nous donne quelques conseils qui permettront sans doute de désamorcer les classiques conflits familiaux qui se jouent autour de la table. Première recette : il faut toujours inciter un enfant à goûter. Oui, le goût, le plaisir de manger peut s’apprendre. Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire l’article Le goût de nourrir, la soif de transmettre... -Par Maggy Bieulac-Scott est responsable, depuis sa création en 1992, de l’OCHA, l’Observatoire Cidil de l’Harmonie Alimentaire. Si manger est un acte essentiel, dont les paradoxes, les ambiguïtés, les plaisirs et les aversions se parlent fréquemment, peut-être oublie-t-on davantage deux autres notions pourtant fondatrices dans l’acte de manger : nourrir, ce don à consacrer aussi du temps et du plaisir à partager ; et transmettre des savoirs, des saveurs, un peu de soi... Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire l’article De la misère sexuelle du marketing alimentaire... - Par Geneviève Cazes-Valette, responsable du mastère spécialisé « Marketing et technologies alimentaires » à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Que la chère est triste, hélas, quand la publicité se croit futée en nous prenant pour de pauvres obsédés. Quand elle pense nous « emballer » à coup de slogans graveleux qui réduisent nos fantasmes et notre imaginaire à de piètres clichés.

Lire les contenus des conférences et séminaires organisés dans le cadre des différentes éditions de la « Semaine internationale de la sécurité et la qualité alimentaire » (SISQA). Organisée par le Conseil Régional Midi-Pyrénées en collaboration avec la Mission Agrobiosciences.

Sécurité et qualité alimentaires : le prix à payer- Le thème retenu de ces troisièmes Rencontres, "Sécurité et qualité des aliments : le prix à payer", a permis d’aborder les coûts économiques, sociaux et culturels des nouvelles exigences des consommateurs. Sont-ils prêts à en payer le prix ? Les agriculteurs et les industriels peuvent-ils tous en assumer les conséquences ? 200 personnes ont participé à ces débats, animés par Didier Adès, journaliste à France Inter. En amont des 3èmes Rencontres, deux groupes de réflexion régionaux constitués de 15 à 20 professionnels chacun, se sont également réunis sur deux thèmes privilégiés : "La restauration collective : à quel prix ?" et "Les coûts économiques et culturels de la sécurité sanitaire : L’exemple du lait et des produits laitiers". Deux grands secteurs sur lesquels portaient plus précisément les interventions et les débats des Rencontres.

« Sécurité des aliments : les enjeux de la demande sociale »- Ces rencontres ont attiré plus de 400 personnes, autour de cette nouvelle donne qu’imprime la demande sociale aux sciences du vivant et aux acteurs impliqués dans la sécurité sanitaire des aliments. Une journée animée par Didier ADÈS, journaliste France Inter, avec notamment :
- Jean-François NARBONNE, Professeur de Toxicologie à l’Université de Bordeaux, Expert à
l’AFSSA.
- Marie-José NICOLI, Présidente de l’Union Fédérale des Consommateurs (UFC Que Choisir).
- Bernard CHEVASSUS-AU-LOUIS, Président de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA).
- Jean-Yves LE DEAUT, Député de Meurthe et Moselle, membre du Comité de pilotage de la conférence citoyenne sur les OGM à l’Assemblée Nationale -Laurent MIALARET, Président du Syndicat National des Aliments de l’Enfance et de la Diététique.
- Raymond LACOMBE, ancien Président de la FNSEA,
- Marion GUILLOU, Directrice Générale de l’INRA et Martin MALVY, Président du Conseil Régional Midi-Pyrénées. Annexes : Un sondage exclusif sur la qualité alimentaire

Europe et Sécurité de l’Alimentation. Forces et failles du cadre réglementaire-. Avec les interventions de
- Pierre-Benoît JOLY, directeur de recherche à l’Unité d’Economie et Sociologie Rurales, INRA Grenoble.
- Jean-Pierre DOUSSIN, professeur associé à la faculté de droit et de sciences politiques de Nantes.
- Jean BOYAZOGLU, président du Comité scientifique AOP, IGP et Attestations spécifiques de l’Union Européenne. Vice-président exécutif de la Fédération Européenne.
- Jean-Christophe GRALL, Cabinet Meffre et Grall, avocat à la cour, spécialiste de la traçabilité. N’ayant pu assister à cet atelier à cause de la grève des transports aériens, M. GRALL a transmis une note de réflexion sur le thème en question, qui figure à la fin de ce document.
- Jean-Claude SABIN, président de l’Institut Régional de la Qualité Alimentaire (Irqualim).
- Sergio VENTURA, ancien directeur à la Commission des Communautés Européennes ; professeur de « Droit de l’Alimentation » aux Facultés de Droit et de Sciences Agronomiques de l’Université de Piacenza (Italie).
- Jean-Pierre ZALTA, généticien, ancien Président du Comité d’éthique du génie génétique du CNRS.
- Olivier DELAHAYE, Professeur associé à l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Toulouse (ENSAT).

Alimentation et Société. Information des citoyens et mise en débat : jusqu’où aller et comment ?-. Avec les interventions de
- Guy AMOUREUX, enseignant à l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris.
- Louis ORENGA, directeur du Centre d’Information des Viandes (CIV)
- Marco MOUSSANET, journaliste à Il Sole 24 Ore (Italie)
Dominique MARCHETTI, sociologue des médias au CNRS
- Maggy BIEULAC, responsable du service d’information-qualité du Centre Interprofessionnel de Documentation et d’Information des Industries laitières (CIDIL)
- Pierre COHEN, Député de Haute-Garonne, maire de Ramonville.
- Jean-Marie GUILLOUX, responsable des programmes à la Mission d’Animation des Agrobiosciences.

Securité de l’Alimentation : L’expert, sa formation, son statut, sa rémunération... -. Avec les interventions de
- Pierre-Louis Toutain, Directeur de l’unité mixte INRA/ENVT pharmacologie et de toxicologie expérimentales.
- Marc SAVEY, Directeur de la santé animale à l’AFSSA, Vice-Président du Comité Interministériel sur les ESST (Comité « Dormont »)
- Jean-Pierre CRAVEDI, Directeur de recherche à l’INRA
- Marcel GOLDBERG, responsable du Département Santé Travail de l’Institut de Veille Sanitaire, Directeur de l’Unité 88 de l’Inserm
- Ambroise MARTIN, Professeur de nutrition et biochimie à la Faculté de Médecine de Lyon, Directeur de l’évaluation des risques nutritionnels et sanitaires à l’AFSSA
- Gérard PASCAL, Directeur scientifique à l’INRA en charge de la nutrition humaine et de la sécurité sanitaire des aliments, Président du comité scientifique directeur de l’Union européenne.

Cantines scolaires : quelle sécurité et quelle qualité alimentaire au menu des enfants ? -. Avec les interventions de :
- Jean-Pierre POULAIN, Maître de Conférence en sociologie à l’Université de Toulouse le Mirail, directeur du Critha, Cellule dirige un DESS Sciences Sociales appliquées à l’alimentation
- Jean-Pierre CORBEAU, professeur de sociologie à l’Université de Tours, cofondateur de l’Institut français du goût
- Anne-Marie AYNIE, médecin, responsable Tarn-et-Garonne du Syndicat national des médecins scolaires et universitaires
Philippe BARANGER, Directeur de la Recherche et du Développement chez Sodexho France
- Serge BIANCHI, responsable de la cantine municipale de Pamiers
- Gérard CESSES, directeur de la régie de la restauration de la ville de Blagnac, Président national de l’UPRM, Union des Personnels de la Restauration Municipale.
- Faride HAMANA, Secrétaire général de la Fédération du Conseil des Parents d’Elèves (FCPE)
- Daniel MASLANKA, intendant dans une cité scolaire en banlieue lilloise, chargé de mission auprès du Recteur de l’Académie de Lille pour les questions de restauration scolaire.
- André NIZARD, Président de l’Association Nationale de la Restauration Municipale
Jean-Charles QUINTARD, inspecteur vétérinaire chargé de la restauration collective au bureau des établissements de restauration et de distribution, Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, Direction Générale de l’Alimentation, S/D de l’hygiène alimentaire
-  Marie-Thérèse TAUBER, professeur de pédiatrie à l’hôpital des enfants de Toulouse

Une Europe, des consommateurs ? -Avec les interventions de :
- Jean-Claude FLAMANT, responsable de la Mission d’Animation des Agrobiosciences.
- Nadine FRASELLE, docteur en sociologie, chargée de recherche à l’Université Catholique de Louvain, Centre de Droit de la Consommation (Bruxelles).
- Reine-Claude MADER, secrétaire générale de la Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie (CLCV), représentante auprès du Comité consultatif des consommateurs de la Commission européenne.
- Bertil SYLVANDER : chercheur à l’INRA, Département d’économie et sociologie rurales, responsable de l’Unité de recherche sur la qualité alimentaire. Rapporteur au CNA.
- Jean LHERITIER : membre de l’association internationale Slow Food.
- Jean-Luc VOLATIER : Responsable de l’Observatoire des consommations alimentaires, unité rattachée à la Direction de l’évaluation des risques nutritionnels et sanitaires de l’AFSSA.
- Marie-José NICOLI : Présidente de l’UFC-Que choisir. Membre du bureau exécutif du Bureau Européen des Unions de Consommateurs.

Qu’est-ce que l’opinion publique ? Comprendre ses réactions face à la sécurité alimentaire -. Avec les interventions de :
- Georges MAS, psychosociologue, consultant et chargé de cours à l’Université Toulouse-Le Mirail, notamment en psychologie interculturelle.
- Claude CAPELIER, professeur de philosophie, membre du Conseil national des programmes de l’Education Nationale (organisme consultatif chargé de travailler sur l’évolution des programmes de la maternelle à l’Université, dans l’ensemble des disciplines). - Anne CAMBON-THOMSEN : Médecin de formation, chercheur au Cnrs dans une unité Inserm d’épidémiologie et d’analyse en santé publique, Génopôle Toulouse Midi-Pyrénées.
- Jean-Pierre ALBERT : Enseignant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Ehess, Toulouse). Spécialiste d’anthropologie sociale.
- Geneviève CAZES-VALETTE : Professeur de marketing à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse, élève doctorante en anthropologie de Jean-Pierre ALBERT sur les questions du rapport à la viande chez le mangeur français contemporain.
- Adam KISS : Enseignant à l’Université Toulouse-Le Mirail et à l’Université Paris VII. Travaille plus particulièrement sur des questions de psychologie publique, c’est-à-dire sur la détermination situationnelle des comportements. .
- Alberto CAPPATI : Enseignant à l’Université de Pavie (Italie), Directeur de la revue « Slow » , liée au mouvement international de consommateurs « Slow Food ».
- Suzanne de CHEVEIGNE : Sociologue au CNRS. Travaille actuellement, dans le cadre d’un projet européen, sur les aspects sociaux et juridiques des biotechnologies, notamment leur perception par l’opinion et leur traitement par les médias.

L’industrialisation de la production des viandes : marketing, transparence, traçabilité... -Avec les interventions de :
interventions de :
- Philippe Baralon, cabinet Phylum, spécialisé dans le conseil, la stratégie et l’organisation des filières alimentaires.
- Patrick DENOUX, maître de conférences en psychologie interculturelle à l’Université Toulouse-Le Mirail.
- Juan-José BADIOLA, directeur du laboratoire Centre de référence nationale sur l’ESB, en Espagne. Président de l’Université de Saragosse. Président du collège général vétérinaire espagnol.
- Franck COCHOY, maître de conférence en sociologie à l’Université Toulouse-Le Mirail, memebre du Centre d’Etude et de Recherche Technique, Organisation et Pouvoir (CERTOP).
- Hubert BRUGERE, maître de conférence à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, Unité d’Hygiène et Industrie des Aliments. Consultant auprès du Centre d’Information des Viandes (CIV)
- André VALADIER, président de la Commission Agriculture du Conseil Régional Midi-Pyrénées.
- Pierre SANS, enseignant-chercheur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, chercheur associé INRA
- Rémi FOURRIER, représentant en France de l’interprofession de la viande et du bétail de Grande-Bretagne.
- François GUILLON, responsable des enseignements de stratégie mercatique alimentaire au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Consultant en stratégie et marketing alimentaire.
- Pierre BUFFO, responsable de l’interprofession départementale des volailles fermières du Gers.
- Geneviève CAZES-VALETTE, Professeur de marketing à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Responsable du Master « Marketing et technologie agroalimentaires ». Chercheur en anthropologie sur le problème du rapport à la viande.

Gestion des crises alimentaires : un débat collectif à réinventer- Avec les interventions de :
- Yves Le Pape, ingénieur de recherche à l’Inra, unité des sciences sociales de Grenoble
- Christophe CLERGEAU, chercheur à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie de Rennes et à Sciences-Po, Paris
- Patrick LAGADEC, directeur de recherche à l’Ecole Polytechnique sur ces questions de crise
- Fabrice MARTY, Secrétaire Général à la direction générale de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique)
- Anaïs DE MONTJOYE, consultante Acyan en prévention et gestion de crise
- Michel PLACE, Directeur Qualité du groupe 3A, Alliance Agro-Alimentaire
- Christophe TERRAIN, agriculteur dans le Gers, Président des producteurs de maïs.

La question alimentaire dans le cadre de la Fédération Européenne de Zootechnie (FEZ)

.
La Mission d’Animation des Agrobiosciences assure chaque année la conception et l’animation des Tables-Rondes organisées par la FEZ dans le cadre de ses Réunions Annuelles. L’objectif poursuivi est d’éclairer les termes du débat sur l’évolution de l’élevage et des productions animales en rapport avec les transformations économiques et sociales. Leur sujet est choisi en rapport étroit avec l’actualité. Ces Tables-Rondes sont chaque fois suivies par plusieurs centaines de participants, provenant d’une quarantaine de pays, principalement d’Europe, du Bassin Méditerranéen et d’Amérique du Nord réunis en Congrès autour de thèmes de leurs spécialités.

Le futur de l’élevage en Europe à la lumière des crises sanitaires récentes- Table Ronde de la Fédération Européenne de Zootechnie, Budapest, 26 août 2001. Les crises sanitaires majeures - l’ESB et la fièvre aphteuse - qui ont remué l’opinion des pays d’Europe de l’Ouest entre novembre 2000 et mars 2001, sont-elles seulement le résultat d’erreurs au sein du dispositif de contrôle sanitaire ou bien des signaux d’alarme qui indiquent que les orientations prises au cours des dernières décennies pour l’intensification de l’élevage doivent être fondamentalement révisées pour le futur ? Tel est le sujet de la Table Ronde organisé par la Fédération Européenne de Zootechnie à Budapest en août 2001. Des questions toujours d’actualité avec de nouvelles alertes concernant la peste porcine ou la grippe aviaire.
Coordonné et traduit par Jean-Claude Flamant, Directeur de la Mission Agrobiosciences.

La chaîne de compétences : les connaissances au sein des filières agroalimentaires- Dans le cadre de la réunion Annuelle de la Fédération Européenne de Zootechnie (FEZ), La Haye 21 août 2000. Avec les interventions de :
Dr L.A. (Aimé) AUMAITRE , INRA Rennes, France (recherche en production porcine) ;
Prof Th. B. (Thomas) BLAHA, Université du Minnesota, USA (épidémiologie, assurance qualité) ;
Prof. E.H. (Ederhard) von BORELL, Allemagne (écologie animale, santé animale) ;
Prof. A.A. (Aalt) DIJKHUIZEN, Directeur de la société « Nutreco », Pays-Bas (alimentation animale et groupe d’entreprises de production : saumon, porc et aviculture) ;
Dr L.A. (Leo) den HARTOG, Directeur de Recherches en Zootechnie, Pays-Bas ;
C.J. (Chris) KALDEN, Directeur, Ministère de l’Agriculture, Protection de la nature et pêche, Pays-Bas (politiques de la pêche, recherche et éducation) ;
Prof. B. (Bobby) MOSER, Université de Ohio, USA ;
A.L.(Fons) SCHMID, Groupe « Royal Ahold », Pays-Bas (secteur de la grande distribution, normes alimentaires, protection du consommateur) ;
Ir Dr C.A.G. (Anco) SNEEP, Groupe « Royal Cebeco », Pays-Bas (aviculture et sélection de pommes de terre) ;
Prof. T.S. (Tom) SUTHERLAND, Université du Colorado, USA ;
Prof. C.T. (Colin) WHITTEMORE, Université d’Edinburgh (Unité de recherche « Zootechnie et société »)

Les consommateurs changent... Quelles conséquences pour l’élevage et les produits animaux ?- Réunion Annuelle de la Fédération Européenne de Zootechnie. Aula Magna, Palazzo dei Congressi EUR, Rome. Présidé par Jean-Claude Flamant, Directeur de la Mission Agrobiosciences et assisté de Roberto Chizzolini, Professeur à l’Université de Parme, cette table ronde a vu les interventions de Martine Padilla, professeur à l’Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (IAMM), Catherine Reynolds, Directrice de la Communication de l’Institute of Food Research (IFR), Léo Bertozzi, Directeur du Consortium du Fromage de Parmegiono Reggiano (CFPR) et Vittorio Ramazza, Directeur du département d’Assurance Qualité du groupe "Coop Italia."

A qui profite la mondialisation des productions animales ? - Pour la première fois de son histoire, la Fédération Européenne de Zootechnie (FEZ) tenait sa Réunion Annuelle hors d’Europe, à l’Université du Caire, en même temps que se déroulait la Conférence de Johannesburgh sur le Développement Durable.
Des échanges on ne peut plus d’actualité concernant l’économie des pays émergents et développés. Avec les interventions de Paolo De Castro, ancien Ministre italien de l’agriculture et Président de Nomisma ; Marcel Mazoyer et Laurence Roudart, Professeurs à l’Institut National Agronomique Paris-Grignon, co-auteurs d’un Rapport de la FAO (« Protéger les petits agriculteurs et les paysans pauvres dans le contexte de la mondialisation ») ; Saad Nassar, Professeur d’économie à l’Université du Caire, Gouverneur de la Province du Fayoun et membre de la délégation de l’Egypte à l’OMC. Animation de la Table Ronde par Patrick Cunningham, ancien Président de la FEZ et ancien Directeur des productions animales de la FAO, Professeur au Trinity College (Dublin), et Jean-Claude Flamant (Mission Agrobiosciences).

L’intégration européenne : quels atouts et quels risques pour les activités d’élevage et les productions animales ?- Table ronde de la FEZ. A Bled (Slovénie), 6 septembre 2004. A l’heure de l’élargissement européen, quelles sont concrètement les conséquences de cette intégration, en matière d’élevage et de productions animales, secteur encore ô combien sensible et important dans nos sociétés, tant du point de vue économique qu’alimentaire et environnemental. Car au-delà de l’élevage, ce sont aussi des hommes dont il s’agit : leurs revenus, leurs métier, leur avenir.
Pour évoquer les bénéfices attendus et les risques potentiels, quatre experts internationaux s’exprimaient ce jour-là, à Bled, autour d’une table ronde animée par Jean-Claude Flamant, directeur de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les Publications : Alimentation et Société- Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’alimentation. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Lire les nombreux autres articles sur le thème "ALIMENTATION"- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder aux Publications de L’Université d’été de l’Innovation rurale de Mariac-. Toutes le conférences et les débats de ce rendez-vous national au coeur de l’été, dans l’ambiance particulière du festival de "Jazz in Marciac" et des territoires ruraux du Sud-Ouest. L’Objectif de l’Université d’été de Marciac est d’instruire et de débattre des sujets qui interpellent fortement notre société : le futur de l’agriculture, l’évolution de notre alimentation, la transformation des territoires ruraux, les relations urbain-rural, le rôle des sciences du vivant. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder à tous les Entretiens et Publications : OGM et Progrès en Débat » - Des Points de vue transdisciplinaires... pour contribuer au débat démocratique. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder à toutes les Publications : Sciences-Société-Décision Publique- Une « expérience pilote » d’échanges transdisciplinaires pour éclairer les enjeux, mieux raisonner, par l’échange, les situations de blocages en « Science et Société », instruire les débats en cours, clarifier des enjeux scientifiques et sociétaux des avancées de la recherche, participer à l’éclairage de la décision publique et proposer des réflexions et des objets de recherche à la science. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les Publications : Science et Lycéens- Des conférences de scientifiques de haut niveau et des débats avec les lycéens exprimées dans le cadre « L’Université des Lycéens » une expérience pilote pour lutter contre la désaffection des jeunes pour les carrières scientifiques. Ces publications constituent un outil pédagogique « vivant » qui favorise une lecture agréable et une approche « culturelle » de la complexité de la science. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Lire les nombreux articles et publications originales sur le thème "OGM"- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Lire les nombreux articles et publications originales sur le thème "AGRICULTURE"- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Lire les nombreux articles et publications originales sur le thème "SCIENCE ET SOCIETE...- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder à l’ensemble de la « Revue de Presse Quotidienne »- du Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder au site du Ministère de l’Agriculture-

Accéder au site Educagri- le Site de la Communauté éducative de l’Enseignement Agricole Français

Accéder à toutes nos publications sur le thème Agriculture et Société

 

[1Bertil Sylvander, directeur de recherches Inra, responsable de l’Unité de Recherche sur l’économie des qualifications agroalimentaires (UREQUA). Il est notamment l’auteur, en 1988, d’une publication Inra sur les résultats d’une enquête concernant l’alimentation service.

[2Paul Rozin, professeur de psychologie à l’Université de Pennsylvanie à Philadelphie. Il a analysé la notion de pensée magique dans l’alimentation et a mené de nombreux travaux sur les goûts et les dégoûts alimentaires, l’image du corps et la morale.

 

Dans cette rubrique

Retrouvez les actes des 22èmes Controverses Européennes de Marciac !
Agriculture : comment ré-enchanter l’avenir ? (publication)
L’agriculture française pour nourrir le Monde : rompre avec une fable ?
Ruptures et cultures
Faut-il rompre avec l’élevage industriel ?
Rompre avec le catastrophisme
« Avec quoi nous faut-il rompre pour réinventer l’avenir, en matière de coopération Nord-Sud ?
« Avec quoi nous faut-il rompre pour réinventer l’avenir, en matière de politique européenne ? »
Où sont nos grands récits mobilisateurs ?
Pourquoi notre modèle d’agriculture est-il devenu mortel ?
Economie et agriculture : rompre avec le XXème siècle…
Nous voulons faire société dans la différence
Productions, Marchés, Consommations, Sociétés… POURQUOI PRÔNER LA COEXISTENCE ? EST-ELLE VRAIMENT POSSIBLE ?
Aux modèles et aux chiffres, je préfère les expériences des milieux.
Les fermes-usines étranglent-elles l’élevage ? (article original)

   
   
© 2004-2007 Nuances-du-sud.fr