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Questions à Franz Fischler, commissaire européen à l’agriculture.
« L’élargissement de l’Europe est favorable à tous. »
Propos recueillis par Jean-Michel Manquat, Animer, le Magazine rural n°162, 2003.
Copyright Commission Européenne

L’élargissement de l’Union européenne à vingt-cinq pays sera profitable à tous les États membres, affirme Franz Fischler, le commissaire européen chargé de l’agriculture. Y compris dans le secteur agricole...

 

- La mondialisation est de plus en plus remise en cause par l’opinion publique. L’Europe est-elle partie prenante dans ce débat ?

- Franz Fischler : L’Union Européenne (UE) est pleinement impliquée dans le débat de la mondialisation des échanges commerciaux. En janvier 2003, elle a adopté les modalités de négociation qui se caractérisent par la recherche d’un équilibre entre trois volets essentiels : les aspects commerciaux (accès au marché, concurrence à l’exportation, soutien interne), les questions non commerciales (environnement, bien-être des animaux, clarification du principe de précaution, développement rural) et les propositions à l’adresse des pays en développement.
Ce n’est qu’au travers d’une approche globale et équilibrée de l’ensemble des problèmes, commerciaux ou non, comme le propose l’UE, que les critiques vis-à-vis du processus de mondialisation s’atténueront dans l’opinion publique européenne et internationale.


- Dans le même ordre d’idée, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est l’objet,comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque Mondiale, de vives critiques. L’Europe agricole se sent-elle concernée ?

- Franz Fischler : L’OMC n’est que le reflet des positions exprimées par les différents membres. L’UE fait valoir sa différence dans la négociation multilatérale en défendant une approche spécifique. La promotion de la réforme du système des échanges agricoles doit se réaliser, tout en reconnaissant la spécificité d’un certain modèle agricole non uniquement axé sur les aspects commerciaux, sinon en tenant compte des intérêts des consommateurs. Il faut assurer la sécurité alimentaire,l’environnement, le bien-être des ani-maux. Et il y a la nécessité d’octroyer un traitement privilégié aux pays en développement, en particulier pour les plus vulnérables. L’agriculture en Europe n’est pas seulement la production des denrées alimentaires.
En marquant sa détermination pour une nouvelle libéralisation des échanges agricoles à réaliser sur des bases équitables, et en prenant en considération d’autres aspects non commerciaux, l’UE promeut une approche maîtrisée de la mondialisation et, de surcroît, permettra de rendre l’OMC plus humaine et acceptable par tous les citoyens.


- L’arrivée de nouveaux États va-t-elle réduire les inégalités entre les agricultures que l’on dit surprotégées, telle l’agriculture française, et les autres, comme certains pays de l’Est ? Si oui, va-t-on imposer des sacrifices aux premières ?

- Franz Fischler : Notre modèle agricole reconnaît et attache de l’importance aux caractéristiques et structures spécifiques de l’agriculture, ainsi qu’aux différentes conceptions de l’activité agricole dans chaque État membre. Cette importante diversité, qui s’amplifiera avec l’élargissement, représente un avantage important. Les décisions du Conseil de Bruxelles et l’accord de Copenhague ont concilié les besoins de l’agriculture dans les nouveaux États membres et dans les anciens. Ces décisions constituent une base durable, qui sera favorable au secteur agricole dans l’Union à vingt-cinq. Grâce à ces réalisations, ni les anciens membres ni les nouveaux n’auront à sacrifier leurs intérêts agricoles. Cela démontre clairement ce que la Commission a toujours affirmé : l’élargissement sera profitable à toutes les parties impliquées.


- La réduction des inégalités dont sont victimes les pays dits sous-développés fait-elle partie des objectifs ou simplement des préoccupations des responsables de l’Europe agricole ?

- Franz Fischler : L’Union européenne est le premier importateur de produits agricoles en provenance des pays en développement :à elle seule, elle en importe autant que les États-Unis, le Japon, le Canada, et l’Australie réunis. Et l’Europe est le premier importateur de produits agricoles en provenance des pays les plus pauvres.
L’UE a également réduit unilatéralement les taux des droits appliqués aux pays les plus pauvres. L’initiative « Tout sauf les armes » accorde aux 49 pays les plus pauvres un accès en franchise de droits et libre de tout contingentement aux marchés de l’UE, y compris pour des produits aussi sensibles que la viande bovine, les produits laitiers, les fruits et les légumes. Cette initiative a déjà permis à ces pays d’exporter des produits qu’ils n’exportaient avant qu’en quantités limitées ou pas du tout (sucre du Soudan, tomates du Sénégal notamment). Dans sa proposition à l’OMC, l’UE suggère un régime spécial pour les pays en développement (PED) afin d’améliorer leur position dans le processus de mondialisation des échanges. Elle propose la création de nouvelles possibilités pour l’accès au marché pour les PED, tout en reconnaissant l’importance de leur sécurité alimentaire par le maintien d’une protection pour certaines productions agricoles domestiques. En conséquence, l’UE propose une« boîte de sécurité alimentaire » (clause de sauvegarde), un droit zéro pour 50 % minimum des importations de produits agricoles des PED vers les pays développés, un accès en franchise de droits et libres de tout contingentement pour toutes les importations des pays les moins avancés (PMA) vers les pays les plus développés et les PED avancés, et enfin une réduction substantielle de la progressivité des droits de douane sur certains produits.


- La PAC a été une pièce maîtresse de la construction de l’Europe des 6. Qu’en sera-t-il dans l’Europe des 25 ?

- Franz Fischler : Pour les États fondateurs, l’objectif principal était de faire en sorte que tout le monde ait suffisamment à manger. Aujourd’hui, les citoyens et les consommateurs s’inquiètent de manger une nourriture saine, de qualité et fabriquée selon des procédés durables, c’est-à-dire respectueux de l’environnement.
Le processus destiné à aborder ces nouveaux défis dans la PAC a commencé au début des années 1990 et en janvier 2003 la Commission a avancé des propositions pour poursuivre sa révision. Ces nouvelles propositions fournissent aux agriculteurs de l’UE des politiques aux perspectives claires qui s’allient au cadre financier qui a été défini pour une période allant jusqu’en 2013 par les chefs d’État européens. Ces propositions feront de l’agriculture européenne une agriculture plus compétitive, plus orientée vers les marchés et plus simple à gérer.
Les objectifs de la PAC sont de promouvoir une agriculture prospère et compétitive, de produire de la nourriture saine en respectant l’environnement, de promouvoir la biodiversité et la qualité, tout ceci dans le cadre d’une économie rurale dynamique. Ces objectifs resteront les mêmes, qu’ils s’appliquent aux 15 membres, aux 25, ou aux 28.


- La réduction progressive des aides directes doit profiter au développement rural. De quelle manière ?

- Franz Fischler : La Commission propose d’introduire une modulation obligatoire. Les fonds destinés aux paiements directs seront en partie réutilisés dans le cadre des mesures de développement rural.
Ainsi, la proportion selon laquelle les paiements directs seraient réduits varierait en fonction des droits dont les agriculteurs bénéficiaient précédemment. Les paiements directs seraient réduits progressivement jusqu’en 2013, et à la fin de ce processus,6 % de ces réductions seraient réattribués aux fonds de développement rural.
En même temps qu’elle propose d’augmenter le budget, la Commission envisage d’élargir le soutien accordé au développement rural.

Sources : ruralinfos.org et l’aimable autorisation du magazine "Animer".

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