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Appel à contribution "Pour que le numérique fasse campagne" (8 janvier 2016)
L’accès à l’internet haut débit doit être considéré comme un besoin social fondamental.
Une contribution de André-Philippe Lemaire, ancien enseignant et chef d’établissement de l’enseignement agricole public

A. Philippe Lemaire est ancien enseignant et chef d’établissement de l’enseignement agricole public. A la question de l’intérêt d’un volet spécifique au territoires ruraux dans la loi pour une République numérique, il répond par la négative aux motifs « d’une volonté de justice et d’équité », mais également d’une plus grande efficacité.

 

Parallèlement à des besoins économiques fondamentaux, l’accès à l’internet haut débit doit être considéré simultanément comme un besoin social fondamental. Le parallèle avec l’électrification du pays me permet de rappeler que ces deux besoins ont souvent été parfaitement indissociables.

Il s’avère donc peu judicieux de parler d’un « internet rural » s’agissant d’un besoin général et global qui doit donc relever d’une volonté de justice et d’équité, et encore plus d’efficacité, au sein de la collectivité nationale.

On ne peut d’ailleurs envisager d’aménagement réel du territoire s’il n’existe pas une volonté politique d’y voir une obligation quasi constitutionnelle.

Certes cela a un coût, mais il s’agit d’investissement, le coût du fonctionnement devant être logiquement à la charge des utilisateurs, sauf pour l’entretien des infrastructures elles-même, qui se différencie de l’usage et reste l’obligation du propriétaire du bien.

Maintenant cela ne signifie nullement que « l’internet pour tous » se suffise à lui-même. L’économie numérique est celle des données, pas directement celle des produits. Trouver des marchés pour les productions, agricoles ou pas, signifie de pouvoir être approvisionné en matière(s) première(s), puis de pouvoir expédier les produits obtenus : il faut améliorer le réseau physique de transport parallèlement au réseau de transport des données. L’expérience m’a permis d’observer à quel point de mauvaises liaisons routières et/ou ferroviaires empêchaient parfois la réussite économique malgré des compétences affirmées, en particulier s’agissant de produits frais ou de première transformation.

A quoi servirait l’équité numérique s’il n’y avait d’équité géographique à s’approvisionner et à commercialiser ?

A quel niveau situer la compétence décisionnelle et opérationnelle ? La loi NOTRe institue un nouveau cadre institutionnel, une répartition des compétences qui doit répondre à cette question.

Les réalités économiques et démographiques montrent qu’il y a de toute façon nécessité d’une solidarité nationale, sauf à laisser se creuser des écarts déjà trop perceptibles. L’État doit donc avoir un rôle initiateur, moteur, en laissant cependant les collectivités territoriales compétentes agir, avec d’éventuelles délégations spéciales si nécessaire, dont les délégations budgétaires qui doivent accompagner tout projet national. Il faut associer volonté nationale et pragmatisme local.

Nous étions en retard lors du début de la révolution industrielle, nous ne pouvons pas nous permettre un tel retard dans la révolution numérique, encore moins dans un pays qui a le privilège de disposer d’un vivier de concepteurs et de réalisateurs des plus enviable.

Il y a, là aussi, un autre enjeu moins visible mais aussi essentiel : permettre aux jeunes talents de réussir sur le territoire national, non seulement dans le numérique mais aussi dans toutes les activités économiques, qu’elles soient rurales ou urbaines, et dans quel que lieu que ce soit de ce territoire. Une obligation morale et sociale, indispensable à la cohésion nationale.


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