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Pourra-t-on nous protéger de l’obésité ? Avancées et limites des recherches (publication originale)
Par Max Lafontan, directeur de recherches à l’Inserm, à l’Unité de recherche sur les obésités (Inserm-UPS 586, Hôpital Rangueil, Toulouse).

Copyright G. CattiauLe 14 décembre 2004, dans le cadre de la manifestation « Aux bons soins de l’alimentation » organisée par la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’Alimentation, Max Lafontan tenait une conférence sur l’obésité. Le chercheur nous montre toute la difficulté de combattre cette maladie qui gagne nos sociétés d’abondance et de sédentarité.

 

Je ne crois pas à une pilule qui guérirait l’obésité

En préambule, j’aimerais vous rappeler la définition de l’obésité - un excès de masse grasse entraînant des conséquences néfastes pour la santé - et vous dire que je ne crois pas à la mise au point d’une pilule magique qui guérirait l’obésité.
L’obésité commune est une maladie de l’adaptation aux changements de l’environnement. Dans notre contexte sociétal d’abondance alimentaire et de sédentarité, la balance énergétique entre ce que nous consommons et ce que nous dépensons est devenue inadaptée. Ainsi, toutes les sociétés confrontées à de tels changements connaissent ce même problème, avec des susceptibilités différentes en fonction des facteurs génétiques. Mais, rappelons aussi que les obèses ont été favorisés dans l’évolution pour assurer la survie de l’espèce, en particulier les femmes dont la masse grasse est un peu supérieure à celles des hommes. Saviez-vous qu’autrefois, dans la communauté juive de Djerba (Tunisie), on testait les jeunes filles pour voir si elles étaient aptes à prendre du poids avant de s’engager dans des actions matrimoniales ? Si ce n’était que cela, ce ne serait pas grave.

Une maladie chronique...

Sauf que l’obésité est une maladie chronique, au coût social que vous connaissez, et s’accompagnant d’une profusion de pathologies qu’on voit fleurir. La racine du mal a un nom : le syndrome métabolique. La définition clinique du syndrome métabolique repose sur cinq paramètres qui sont : 1) Tour de taille supérieur à 102 cm pour les hommes et à 88 cm pour les femmes ; 2) Glycémie supérieure à 110 mg/dl ; 3) Tension artérielle supérieure à 130-85 mm Hg ; 4) Cholestérol HDL (bon cholestérol) inférieur à 40 mg/dl chez les hommes et à 50 mg/dl chez les femmes ; 5) Triglycérides supérieurs à 150 mg/dl. La présence de trois de ces paramètres suffit à porter le diagnostic de l’existence d’un syndrome métabolique. C’est la somme de ces perturbations non pathologiques qui va constituer le facteur de risque. Au lieu de diagnostiquer et de prendre en charge les facteurs isolément - obésité, diabète, hypertension, dyslipidémies - l’approche idéale doit être transversale et multidisciplinaire.
Je suis sûr que près de 25 % des personnes présentes dans cette salle ont une obésité abdominale, et sont affectées par une hypercholestérolémie ou une hypertension... Des petites choses, pensez-vous, mais qui préparent le terrain à des pathologies plus graves sur le long terme. N’oublions pas que parmi les personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires, les obèses occupent une place importante et les pronostics sont alarmants dans des pays comme l’Angleterre, l’Australie et surtout les Etats-Unis, pour lesquels la projection de la prévalence (1) de l’obésité, à 2025, atteint 45% de la population !
Les Français ? On a souvent dit qu’on ne pourra pas nous protéger de ce fléau. D’ailleurs, les études épidémiologiques dans notre pays sont dramatiques chez les enfants, qui connaissent une augmentation spectaculaire de l’obésité (13,3% en 2000, selon l’étude ObEpi (2), évoquée ce matin par Claude Ricour). Hélas, dans 90% des cas, le jeune obèse terminera en vieil obèse. Les pathologies et la morbidité associées s’installent très précocement, ce qui veut dire que vont apparaître des diabètes de type 2 (3) et des maladies cardio-vasculaires chez des personnes de 40 ans au lieu de 60 ou 65 ans. Les interventions préventives doivent donc être extrêmement rapides chez de tels sujets. C’est la réflexion très importante que les membres du CNA ont eue ce matin.

... qui touche surtout les 35-44 ans et les personnes aux revenus modestes

On l’a vu, l’obésité continue de s’installer gentiment. La comparaison des études épidémiologiques ObEpi réalisées en 1997, 2000 et 2003 montre que la prévalence de l’obésité s’accroît chez toutes les catégories d’âge, mais que le créneau des 35-44 ans connaît une augmentation assez spectaculaire. Les raisons ? La sédentarité, l’abandon d’une activité physique pour des raisons professionnelles ou personnelles, la bonne chair...
Il ne faut pas oublier non plus que l’obésité apparaît surtout dans les foyers à revenus modestes. Il en est de même aux Etats-Unis. Autrement dit, il existe une relation nette entre l’apparition de l’obésité et le niveau de revenu.

Un cortège de pathologies associées

Le problème majeur de l’obésité reste bien le risque relatif de développer des pathologies associées. L’obésité est un tueur secret. La maladie prend son temps, installant des risques relatifs comme le diabète de type 2, l’hypertension artérielle ou l’insuffisance coronarienne. Sauf que chez les obèses, les risques sont multipliés. Ainsi, chez ces malades, la prévalence du diabète de type 2 est multipliée par 9, l’hypertension par 4 et l’insuffisance coronarienne par 3.
Alors, comment se fait-il que l’équilibre entre les apports et les consommations énergiques soit déréglé dans notre société ? Pourquoi ne savons-nous pas le maintenir alors que, depuis de nombreuses années, des conseils alimentaires et nutritionnels sont régulièrement diffusés dans notre pays. Tout le travail réalisé au niveau du CNA est extrêmement clair même s’il vise le futur, mais cela ne marche pas.

Trop de voitures, trop de télé, trop de graisse...

Du côté des dépenses énergétiques, la composante spectaculaire reste l’activité physique. Une étude réalisée en Angleterre (Prentice AM and Jebb SA, BMJ, 1995, 31 :437) montre clairement que la prise de poids des Anglais est liée à la sédentarité, plus qu’à l’alimentation. Cette étude indique que la ration énergétique ou la prise de graisse des Anglais n’a pas tellement bougé entre 1950 et 1990, alors que, dans le même temps, l’obésité a considérablement augmenté. Les chercheurs ont constaté que le nombre de véhicules par famille et que le temps passé devant la télévision avaient eux aussi notablement augmenté. C’est très clair. Chez les Anglais, à cette époque là, la sédentarité est probablement un des facteurs non négligeable expliquant le développement de l’obésité. Et quand cette situation est aggravée par l’alimentation, ça ne va plus du tout. Je vous rappelle qu’en expérimentation animale, quelle que soit l’espèce étudiée, un régime hyper lipidique induit irrémédiablement une prise de poids. Chez toutes les espèces étudiées, quelles que soient leurs spécificités physiologiques, les animaux sédentaires auxquels on donne une alimentation excédentaire, un régime gras, comme les hommes, deviennent obèses.

La dynamique lipidique

Les études sur l’obésité ont fleuri ces dernières années et les chercheurs se sont particulièrement intéressés au tissu adipeux, composé d’adipocytes (5), se demandant si c’était lui le coupable. Nombre de travaux intéressants en recherche fondamentale ont porté sur l’étude du développement de la masse grasse. Notamment, un important travail a été réalisé sur l’évolution du nombre de cellules graisseuses, battant en brèche les modèles anciens qui voulaient nous faire croire que tout le mal était fait à l’âge de 3 ou 4 ans. Hélas, non ! Bien que la prime enfance soit importante, on peut fabriquer des cellules graisseuses tout au long de son existence. Dans le tissu adipeux, il existe des précurseurs des adipocytes (ou préadipocytes) qui ne demandent qu’à se différencier en adipocytes, s’ils rencontrent des situations favorables de stimulation, encore mal identifiées. Les recherches sur la dynamique d’accumulation de la masse grasse montrent d’une part l’augmentation du nombre d’adipocytes, et d’autre part, la synthèse et le stockage (lipogenèse) de ces graisses dans ces cellules qui vont alors s’hypertrophier. Enfin, un processus de déstockage des graisses (lipolyse) existe, mais il est de moins en moins stimulé chez les sédentaires. Pour qu’il conserve toute son efficacité, il faudrait soit faire des périodes de jeûne, soit pratiquer une activité physique régulière et suffisante (au moins au-delà de 30 minutes/jour, 6 jours sur 7) capable de stimuler la lipolyse, c’est à dire de mobiliser les graisses stockées qui seront brûlées par le muscle en activité.

Le tissu adipeux, une glande endocrine

Ensuite, soulignons que le tissu adipeux et la cellule graisseuse ont acquis un statut fantastique : celui de glande endocrine. Un adipocyte sécrète des kyrielles de substances, notamment des hormones qui vont agir très loin de l’adipocyte pour régler la prise alimentaire ou d’autres événements. Mais, il produit aussi des facteurs qui interviennent de façon notable dans la gestion du développement de la masse grasse, soit en contrôlant la prolifération des cellules graisseuses, soit l’angiogenèse, c’est-à-dire le développement de la vascularisation. On pense aussi, de plus en plus, que des hormones sécrétées par l’adipocyte sont des facteurs déterminants dans l’apparition de troubles comme le diabète de type 2. Enfin, gardons à l’esprit que l’obésité monogénique (6) reste très réduite, bien que tous les six mois il y ait quelqu’un pour clamer qu’il a trouvé « Le » gène de l’obésité. En réalité, l’obésité est une maladie polygénique (7), comme beaucoup d’autres maladies dégénératives, qu’elles soient cardiovasculaires ou autres, qui s’inscrit dans le contexte environnemental de sédentarité et de suralimentation, dont on connaît les incidences.

Conjuguer les poids lourds européens de la recherche...

Du coup, les stratégies à mettre en place pour lutter contre ce fléau sont complexes. Il existe actuellement deux façons de faire de la recherche dans le domaine de l’obésité : soit selon des stratégies opérationnelles ciblées, par exemple sur l’adipocyte, soit selon des stratégies globales, des approches de génomique (8), comme par exemple ces travaux dans lesquels nous avons été engagés dans le cadre de contrats européens portant sur de la transcriptomique en nutrition et obésité humaine. De quoi s’agit-il ?
En prenant les trois tissus cibles importants de la gestion énergétique de l’organisme (le tissu adipeux, le muscle squelettique et le foie), nous avons réalisé des travaux globaux de façon à comprendre la réaction de ces tissus par rapport à divers stimuli nutritionnels. Ainsi ont été étudiées les réponses globales de tissus d’obèses soumis à des interventions nutritionnelles (restriction calorique, prise d’un régime gras...) ou des variations cycliques de poids (perte de poids, stabilisation, gain, etc.). Ces études ont pour objectif d’identifier les « signatures tissulaires » des impacts nutritionnels chez les obèses qui développent des complications. L’ambition ? Mieux décrypter les mécanismes moléculaires qui interviennent dans la genèse du dysfonctionnement métabolique et aussi, éventuellement, trouver des bio-marqueurs plus intéressants que le glucose ou les triglycérides sanguins afin de mettre en évidence de nouveaux prédicteurs de risques ou de nouvelles cibles pharmacologiques.
Ceci pour montrer combien cette recherche est lourde et complexe. Autrement dit, la lutte contre l’obésité ne marchera que si l’on développe des outils analytiques de performance. Et comme cela ne peut pas se faire que dans un seul laboratoire, nous collaborons avec des équipes françaises à Paris, Lyon, Toulouse et Nancy, mais également dans le cadre des projets européens, notamment le projet DioGenes (Diet, obesity and genes) auquel participent plus de 30 partenaires issus des Universités européennes, des industries pharmaceutiques et agroalimentaires et de l’Université de Berkeley.

... Et les collaborations régionales

Ce type de recherche, aujourd’hui incontournable, est très coûteuse et nécessite d’importantes mises en réseau. Néanmoins, il est dommage que la recherche ait tendance à privilégier les grands paquebots et néglige quelque peu les équipes pouvant réaliser des travaux davantage ciblés, que j’illustrerai par un travail que nous avons mené dans le domaine de la pharmacologie avec l’Insat (9). L’équipe de Pierre Monsan (Laboratoire de Biotechnologie - Bioprocédés, équipe Ingénierie Enzymatique Moléculaire) maîtrise la préparation, par voie enzymologique, de gluco-oligosaccharides (sucres). Ensemble, nous nous sommes demandés si ces agents n’ont pas un effet sur l’intestin qui permettrait de limiter l’aggravation de certaines obésités. Nous avons testé, en laboratoire, des animaux obèses avec ces molécules. Les résultats étant positifs, des travaux sont engagés avec une société pharmaceutique. J’aimerais donc, pour conclure, souligner qu’en dehors des grands réseaux de recherche, il faut rappeler l’importance de cette forme de recherche transversale et de proximité, mettant en passerelle des équipes locales et favorisant des réactions rapides sur un sujet émergent.

(1) Nombre de cas de maladies, ou de tout autre événement médical, enregistré dans une population déterminée, et englobant aussi bien les cas nouveaux que les cas anciens (opposé à incidence et à fréquence).

(2) L’étude ObEpi, réalisée tous les 3 ans, offre une photographie de l’obésité et du surpoids en France, et permet d’évaluer leur progression. Réalisée par l’Institut Roche de l’Obésité, en collaboration avec l’Inserm, les résultats 2003 montrent que l’obésité et le surpoids continuent de progresser en France. Au rythme actuel, la France pourrait compter 20% d’obèses en 2020.
Pour en savoir plus sur cette étude, consulter le site :
http://www.enfance-nutrition.org/sp...

(3) Pour en savoir plus sur le diabète :
http://www.diabete.fr/view.asp?ID=219 et http://www.mag-pluspharmacie.com/di...

(4) Voir le site obnet dédié à l’obésité (définition, mécanismes, prévention)...
http://obnet.chez.tiscali.fr/p0254.htm

(5) Cellules spécialisées dans le stockage des lipides (graisses).

(6) Qui implique un seul gène

(7) Qui implique plusieurs gènes

(8) Etude multidisciplinaire du génome

(9) Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse

Cette intervention a été effectuée dans le cadre de la manifestation "Aux Bons Soins de l’Alimentation" organisée par le Conseil National de l’Alimentation et la Mission Agrobiosciences.LIRE les actes complets de la séance AUX BONS SOINS DE L’ALIMENTATION- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Trop gros ?
Un bourrelet par ci, un peu de cellulite par là, un pantalon qui boudine, une boutonnière qui saute... Vous vous sentez trop gros... Sans doute, mais cela ne veut pas dire que vous êtes trop gros ou en surcharge pondérale au regard de l’IMC, l’index de masse corporelle, ce critère médical très sérieux qui permet de mesurer votre corpulence.
Pour calculer votre IMC, rien de plus simple : divisez votre poids (en kg) par votre [Taille (en m)] 2
Exemple : vous mesurez 1,60m et pesez 55 kg.
Votre IMC = 55 / (1,60x1,60) = 55/2,56 = 21,48
Que faire de ce chiffre ? Entre 18,5 et 25, l’IMC est normal. Entre 25 et 30, c’est la surcharge pondérale. Au-delà, les choses se gâtent : une IMC entre 30 et 35 indique une obésité modérée (Classe 1), entre 35 et 40, une obésité sévère (Classe 2) et une obésité massive (Classe 3) pour un chiffre supérieur à 40.

Copyright G. Cattiau pour la photo de Max Lafontan.

Sur le thème des pathologies de l’alimentation, on peut lire ces documents édités par agrobiosciences :

Lire la conférence Pourra-t-on nous protéger de l’Obésité ? Avancées et limites des recherches- par Max Lafontan, directeur de recherche à l’Inserm. Unité de recherche sur les obésités. L’auteur nous montre toute la difficulté de combattre cette maladie des sociétés d’abondance et de sédentarité. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Lire la conférence L’Orthorexie, une névrose culturelle ?- par Patrick Denoux, Maitre de conférence en « Psychologie Interculturelle. Université du Mirail. Le chercheur nous montre comment, affolés par l’effondrement des pratiques alimentaires traditionnelles, beaucoup ont cherché un abri dans l’orthorexie - l’addiction à la nourriture saine-, et comment les malaises psychologiques et leurs expressions sociales se concentrent actuellement sur l’acte de se nourrir, comme une réponse identitaire au non-sens de la consommation. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’Alimentation.

Lire les actes de la manifestation "Aux Bons Soins de l’Alimentation" organisée par le Conseil National de l’Alimentation et la Mission Agrobiosciences.LIRE les actes complets de la séance AUX BONS SOINS DE L’ALIMENTATION- édités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’Alimentation.

Lire la chronique Obésité... un mot lourd de sens- par Valérie Péan. Mission Agrobiosciences. L’auteur revient sur ce mot lourd de sens. Obésité... Le mot enfle et s’épaissit, lourd de menaces à venir, surchargé de connotations péjoratives, plombé par les statistiques et les verdicts des autorités sanitaires.

Dans la rubrique « Dossiers spécialisés », un article complet sur lesDéfinitions officielles de l’obésité, les chiffres et les causes multifactorielles-

Sur le site de la fondation pour la Recherche Médicale, dans la rubrique « Informez-vous », les fiches santé comportent un excellent article du sociologue de l’alimentation Jean-Pierre Poulain, sur « Le gros, le beau et le trop gros »-

Lire la conférence débat « Les dualités de l’alimentation comtemporaine- par Jean-Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail et auteur de nombreux ouvrages sur l’alimentation. "Que fait un sociologue dans l’alimentation ?" C’est sur ces mots un brin provocateurs que ce chercheur ouvrait son propos. Une provocation pas si inutile, tant il est nécessaire de rappeler la dimension culturelle des comportements alimentaires, enserrée entre les contraintes biologiques et environnementales. Un espace suffisant pour qu’émergent ambivalences et tiraillements. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et le Café des Sciences et de la Société du Sicoval.

Lire la conférence débat Alimentation et environnement : le cas des perturbateurs endocriniens- par Jean-Pierre Cravedi, directeur de recherche INRA au sein du laboratoire des xénobiotiques, expert à l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments. Le chercheur débute son propos en donnant une définition des perturbateurs endocriniens. « Des substances qui, interférant avec les fonctions du système hormonal, risquent d’influer négativement sur les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, d’action ou d’élimination des hormones »...Il rend compte de l’étendue du domaine. Edité par la Mission Agrobiosciences et le Conseil National de l’alimentation.

Lire la Conférence débat Alimentation et prévention du cancer- par Par Denis Corpet. Directeur de l’équipe "Aliment et Cancer" de l’UMR Inra-Envt. Notre façon de manger joue un grand rôle sur le risque de cancer. Comment le sait-on ? En comparant les cancers qu’ont les gens vivant dans différentes régions du monde. Alors, que faut-il manger, ou ne pas manger ? Qu’est ce qui favorise le cancer, ou l’empêche ? Denis Corpet fait le point sur ce que l’on sait, ce que l’on suppose et aussi ce que l’on ignore encore.Une Intervention qui a eu lieu dans le cadre des 4èmes Rencontres, mises en oeuvres par la Mission Agrobiosciences et organisées par le Conseil Régional Midi-Pyrénées.

Lire la Chronique PROSPECTIVE : Quatre scénarios pour le futur des politiques publiques de l’alimentation dans un contexte de crise.-Par Jean-Claude Flamant Inra-Mission Agrobiosciences. Cinq ans après la tenue des Etats Généraux de l’Alimentation durant la deuxième crise de l’ESB, des questions : la sécurité sanitaire des aliments s’est-elle améliorée ? Le risque de crise est-il toujours présent ? Les pouvoirs publics et l’opinion ont-ils fait évoluer leurs comportements ? Le directeur de la Mission Agrobiosciences, Jean-Claude Flamant, tente de répondre en revisitant les quatre Scénarios qu’il avait lui-même proposés lors du Colloque final des Etats Généraux de l’Alimentation qui s’était tenu à Paris le 13 décembre 2000.

Lire la Conférence débat Crise alimentaire : Complexité de la décision et de la gestion publique- par Marion Guillou alors Directrice Générale de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Actuellement Présidente Directrice Générale de l’Inra, Marion Guillou avait en charge à l’époque la très sensible Direction Générale de l’Alimentation, au ministère de l’Agriculture. Un poste clé auquel elle s’est confrontée à plusieurs reprises à cette fameuse complexité : celle de la décision, en pleine période de rupture où les crises alimentaires ne manquent pas de surgir.

Lire la Conférence débat « Quand les crises alimentaires réveillent les utopies » - Par le sociologue Claude Fischler (Cnrs-Ehess). Que signifient pour nous les crises alimentaires ? Quelles sont les inquiétudes qui nous saisissent ? On nous dit souvent qu’elles sont rationnelles ou irrationnelles. Peut-on formuler des jugements là-dessus ? De quelles données précises ou empiriques, de quelles études sur la perception de l’alimentation en général, et du danger en matière d’alimentation disposent-on ? Le chercheur a exploré nos représentations et nos peurs de mangeurs et les facteurs anxiogènes de l’alimentation par le biais du principe d’incorporation « Je suis ce que je mange ». Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences et l’Université d’été de l’innovation rurale de Marciac.

Lire la Conférence débat Risques sanitaires et alimentaires et lanceurs d’alerte- Par Didier Torny, sociologue à l’EHESS. Comment créer entre l’administration, les professionnels, les experts et les citoyens, un mode de circulation des inquiétudes et des alertes, qui ne fasse pas immédiatement place à des qualifications de type psychologiques ou psychiatriques ? Edité par la Mission Agrobiosciences et le Café des Sciences et de la Société du Sicoval

Lire l’article La toxicologie alimentaire : un métier à risque(s) ? - Par Georges Bories. Toxicologue. Président des Comités scientifiques de l’alimentation animale à la Commission Européenne et à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments . L’analyse de Georges Bories sur la perception du risque alimentaire, le principe de précaution et leurs interactions avec les travaux de la recherche toxicologique, bousculés, voire malmenés dès lors qu’il s’agit de les interpréter...

Lire le Débat Sécurité alimentaire et santé : un progrès ou un retour vers l’hygiénisme ? -. Introduit par Georges Bories. Toxicologue. Président des Comités scientifiques de l’alimentation animale à la Commission Européenne et à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. La sensibilité souvent exacerbée à l’égard des dangers sanitaires sont certes la conséquence de récentes crises, mais aussi des avancées en matière d’évaluation et de détection des risques. Au-delà d’une demande légitime de la part de société, l’invasion des produits bactéricides, l’obsession de la santé et de la sécurité sanitaire et autres phénomènes actuels ne signalent-ils pas une tendance à l’hygiénisme ? Retour sur cette notion, apparue historiquement au 19ème siècle, et qui a envahi à l’époque l’ensemble du « corps » social. Les conditions sont-elles réunies pour que se réaffirme cette notion ? Quels en sont les signes, les paradoxes et les conséquences, y compris socio-économiques et politiques ? Edité par la Mission Agrobiosciences et la Maison Midi-Pyrénées.

Lire l’article Alimentation : comment digérer la défaite ?-. Par Jean Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail. À partir d’une métaphore, largement répandue, Jean-Pierre Poulain nous mène de gastronomie en gastrite, de victoires savoureuses à l’aigreur des défaites. Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire la Conférence débat Innovation technologique et comportements alimentaires- Par Jean Pierre Poulain maître de conférences à l’Université Toulouse-Le-Mirail. Comment de la fourchette à l’autocuiseur, en passant par les produits surgelés et autres découvertes, le mangeur-consommateur digère-t-il l’innovation technologique ?

Lire l’article Alimentation et Société. La cathédrale, le caddie®, et la caméra : les voies cachées de l’institutionnalisation de la consommation - Par Dominique Desjeux. Professeur d’anthropologie sociale et culture à la Sorbonne. Le « baptême du foin » du premier ministre Raffarin, comme titrait Libération le 22 novembre 2002, a peut-être « mis sous le boisseau », pour détourner une autre métaphore agricole, un enjeu caché plus important que l’arrêt spectaculaire du blocus des 400 centrales d’approvisionnement des hypermarchés et des supermarchés par les tracteurs paysans. Et pourtant ce n’est pas rien, affirme l’Anthropologue Dominique Desjeux ! Car il s’agit tout simplement d’une révolution consumériste silencieuse

Lire la Conférence débat Quels défis et quels paris pour le commerce équitable ? - Par Alexis Krycève, directeur du marketing d’Alter Eco. Dans un contexte économique globalisé, où les pressions nationales et internationales sont de plus en plus lourdes pour les producteurs, quelle est la réponse du Commerce Equitable ?

Lire la Conférence débat Alimentation :La naissance du goût- Par Par Nathalie Rigal, Psychologue. À travers un état des lieux de la recherche scientifique, elle nous éclaire sur la manière dont se construit le goût (1) chez l’enfant, et plus précisément dont se met en place le plaisir alimentaire. Edité par la Mission Agrobiosciences et le Café des Sciences et de la Société du Sicoval.

Lire l’article Alimentation et Société. La main à la pâte et les mots à la bouche - par Par Natalie Rigal. Maître de conférences à l’Université de Paris X Nanterre, psychologue-chercheur, spécialiste du goût. Natalie Rigal décortique par le menu la relation des enfants à la nourriture et nous donne quelques conseils qui permettront sans doute de désamorcer les classiques conflits familiaux qui se jouent autour de la table. Première recette : il faut toujours inciter un enfant à goûter. Oui, le goût, le plaisir de manger peut s’apprendre. Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire l’article Le goût de nourrir, la soif de transmettre... -Par Maggy Bieulac-Scott est responsable, depuis sa création en 1992, de l’OCHA, l’Observatoire Cidil de l’Harmonie Alimentaire. Si manger est un acte essentiel, dont les paradoxes, les ambiguïtés, les plaisirs et les aversions se parlent fréquemment, peut-être oublie-t-on davantage deux autres notions pourtant fondatrices dans l’acte de manger : nourrir, ce don à consacrer aussi du temps et du plaisir à partager ; et transmettre des savoirs, des saveurs, un peu de soi... Edité par l’Almanach de la Mission Agrobiosciences.

Lire l’article De la misère sexuelle du marketing alimentaire... - Par Geneviève Cazes-Valette, responsable du mastère spécialisé « Marketing et technologies alimentaires » à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Que la chère est triste, hélas, quand la publicité se croit futée en nous prenant pour de pauvres obsédés. Quand elle pense nous « emballer » à coup de slogans graveleux qui réduisent nos fantasmes et notre imaginaire à de piètres clichés.

Lire les contenus des 8 atelier de la Sisqa (Semaine internationale de la sécurité et la qualité alimentaire. Organisée par le Conseil Régional Midi-Pyrénées en collaboration avec la Mission Agrobiosciences.

Europe et Sécurité de l’Alimentation. Forces et failles du cadre réglementaire-. Avec les interventions de
- Pierre-Benoît JOLY, directeur de recherche à l’Unité d’Economie et Sociologie Rurales, INRA Grenoble.
- Jean-Pierre DOUSSIN, professeur associé à la faculté de droit et de sciences politiques de Nantes.
- Jean BOYAZOGLU, président du Comité scientifique AOP, IGP et Attestations spécifiques de l’Union Européenne. Vice-président exécutif de la Fédération Européenne.
- Jean-Christophe GRALL, Cabinet Meffre et Grall, avocat à la cour, spécialiste de la traçabilité. N’ayant pu assister à cet atelier à cause de la grève des transports aériens, M. GRALL a transmis une note de réflexion sur le thème en question, qui figure à la fin de ce document.
- Jean-Claude SABIN, président de l’Institut Régional de la Qualité Alimentaire (Irqualim).
- Sergio VENTURA, ancien directeur à la Commission des Communautés Européennes ; professeur de « Droit de l’Alimentation » aux Facultés de Droit et de Sciences Agronomiques de l’Université de Piacenza (Italie).
- Jean-Pierre ZALTA, généticien, ancien Président du Comité d’éthique du génie génétique du CNRS.
- Olivier DELAHAYE, Professeur associé à l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Toulouse (ENSAT).

Alimentation et Société. Information des citoyens et mise en débat : jusqu’où aller et comment ?-. Avec les interventions de
- Guy AMOUREUX, enseignant à l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris.
- Louis ORENGA, directeur du Centre d’Information des Viandes (CIV)
- Marco MOUSSANET, journaliste à Il Sole 24 Ore (Italie)
Dominique MARCHETTI, sociologue des médias au CNRS
- Maggy BIEULAC, responsable du service d’information-qualité du Centre Interprofessionnel de Documentation et d’Information des Industries laitières (CIDIL)
- Pierre COHEN, Député de Haute-Garonne, maire de Ramonville.
- Jean-Marie GUILLOUX, responsable des programmes à la Mission d’Animation des Agrobiosciences.

Securité de l’Alimentation : L’expert, sa formation, son statut, sa rémunération... -. Avec les interventions de
- Pierre-Louis Toutain, Directeur de l’unité mixte INRA/ENVT pharmacologie et de toxicologie expérimentales.
- Marc SAVEY, Directeur de la santé animale à l’AFSSA, Vice-Président du Comité Interministériel sur les ESST (Comité « Dormont »)
- Jean-Pierre CRAVEDI, Directeur de recherche à l’INRA
- Marcel GOLDBERG, responsable du Département Santé Travail de l’Institut de Veille Sanitaire, Directeur de l’Unité 88 de l’Inserm
- Ambroise MARTIN, Professeur de nutrition et biochimie à la Faculté de Médecine de Lyon, Directeur de l’évaluation des risques nutritionnels et sanitaires à l’AFSSA
- Gérard PASCAL, Directeur scientifique à l’INRA en charge de la nutrition humaine et de la sécurité sanitaire des aliments, Président du comité scientifique directeur de l’Union européenne.

Cantines scolaires : quelle sécurité et quelle qualité alimentaire au menu des enfants ? -. Avec les interventions de :
- Jean-Pierre POULAIN, Maître de Conférence en sociologie à l’Université de Toulouse le Mirail, directeur du Critha, Cellule dirige un DESS Sciences Sociales appliquées à l’alimentation
- Jean-Pierre CORBEAU, professeur de sociologie à l’Université de Tours, cofondateur de l’Institut français du goût
- Anne-Marie AYNIE, médecin, responsable Tarn-et-Garonne du Syndicat national des médecins scolaires et universitaires
Philippe BARANGER, Directeur de la Recherche et du Développement chez Sodexho France
- Serge BIANCHI, responsable de la cantine municipale de Pamiers
- Gérard CESSES, directeur de la régie de la restauration de la ville de Blagnac, Président national de l’UPRM, Union des Personnels de la Restauration Municipale.
- Faride HAMANA, Secrétaire général de la Fédération du Conseil des Parents d’Elèves (FCPE)
- Daniel MASLANKA, intendant dans une cité scolaire en banlieue lilloise, chargé de mission auprès du Recteur de l’Académie de Lille pour les questions de restauration scolaire.
- André NIZARD, Président de l’Association Nationale de la Restauration Municipale
Jean-Charles QUINTARD, inspecteur vétérinaire chargé de la restauration collective au bureau des établissements de restauration et de distribution, Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, Direction Générale de l’Alimentation, S/D de l’hygiène alimentaire
-  Marie-Thérèse TAUBER, professeur de pédiatrie à l’hôpital des enfants de Toulouse

Une Europe, des consommateurs ? -Avec les interventions de :
- Jean-Claude FLAMANT, responsable de la Mission d’Animation des Agrobiosciences.
- Nadine FRASELLE, docteur en sociologie, chargée de recherche à l’Université Catholique de Louvain, Centre de Droit de la Consommation (Bruxelles).
- Reine-Claude MADER, secrétaire générale de la Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie (CLCV), représentante auprès du Comité consultatif des consommateurs de la Commission européenne.
- Bertil SYLVANDER : chercheur à l’INRA, Département d’économie et sociologie rurales, responsable de l’Unité de recherche sur la qualité alimentaire. Rapporteur au CNA.
- Jean LHERITIER : membre de l’association internationale Slow Food.
- Jean-Luc VOLATIER : Responsable de l’Observatoire des consommations alimentaires, unité rattachée à la Direction de l’évaluation des risques nutritionnels et sanitaires de l’AFSSA.
- Marie-José NICOLI : Présidente de l’UFC-Que choisir. Membre du bureau exécutif du Bureau Européen des Unions de Consommateurs.

Qu’est-ce que l’opinion publique ? Comprendre ses réactions face à la sécurité alimentaire -. Avec les interventions de :
- Georges MAS, psychosociologue, consultant et chargé de cours à l’Université Toulouse-Le Mirail, notamment en psychologie interculturelle.
- Claude CAPELIER, professeur de philosophie, membre du Conseil national des programmes de l’Education Nationale (organisme consultatif chargé de travailler sur l’évolution des programmes de la maternelle à l’Université, dans l’ensemble des disciplines). - Anne CAMBON-THOMSEN : Médecin de formation, chercheur au Cnrs dans une unité Inserm d’épidémiologie et d’analyse en santé publique, Génopôle Toulouse Midi-Pyrénées.
- Jean-Pierre ALBERT : Enseignant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Ehess, Toulouse). Spécialiste d’anthropologie sociale.
- Geneviève CAZES-VALETTE : Professeur de marketing à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse, élève doctorante en anthropologie de Jean-Pierre ALBERT sur les questions du rapport à la viande chez le mangeur français contemporain.
- Adam KISS : Enseignant à l’Université Toulouse-Le Mirail et à l’Université Paris VII. Travaille plus particulièrement sur des questions de psychologie publique, c’est-à-dire sur la détermination situationnelle des comportements. .
- Alberto CAPPATI : Enseignant à l’Université de Pavie (Italie), Directeur de la revue « Slow » , liée au mouvement international de consommateurs « Slow Food ».
- Suzanne de CHEVEIGNE : Sociologue au CNRS. Travaille actuellement, dans le cadre d’un projet européen, sur les aspects sociaux et juridiques des biotechnologies, notamment leur perception par l’opinion et leur traitement par les médias.

L’industrialisation de la production des viandes : marketing, transparence, traçabilité... - Avec les interventions de :
- Philippe Baralon, cabinet Phylum, spécialisé dans le conseil, la stratégie et l’organisation des filières alimentaires.
- Patrick DENOUX, maître de conférences en psychologie interculturelle à l’Université Toulouse-Le Mirail.
- Juan-José BADIOLA, directeur du laboratoire Centre de référence nationale sur l’ESB, en Espagne. Président de l’Université de Saragosse. Président du collège général vétérinaire espagnol.
- Franck COCHOY, maître de conférence en sociologie à l’Université Toulouse-Le Mirail, memebre du Centre d’Etude et de Recherche Technique, Organisation et Pouvoir (CERTOP).
- Hubert BRUGERE, maître de conférence à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, Unité d’Hygiène et Industrie des Aliments. Consultant auprès du Centre d’Information des Viandes (CIV)
- André VALADIER, président de la Commission Agriculture du Conseil Régional Midi-Pyrénées.
- Pierre SANS, enseignant-chercheur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, chercheur associé INRA
- Rémi FOURRIER, représentant en France de l’interprofession de la viande et du bétail de Grande-Bretagne.
- François GUILLON, responsable des enseignements de stratégie mercatique alimentaire au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Consultant en stratégie et marketing alimentaire.
- Pierre BUFFO, responsable de l’interprofession départementale des volailles fermières du Gers.
- Geneviève CAZES-VALETTE, Professeur de marketing à l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse. Responsable du Master « Marketing et technologie agroalimentaires ». Chercheur en anthropologie sur le problème du rapport à la viande.

Gestion des crises alimentaires : un débat collectif à réinventer- Avec les interventions de :
- Yves Le Pape, ingénieur de recherche à l’Inra, unité des sciences sociales de Grenoble
- Christophe CLERGEAU, chercheur à l’Ecole nationale supérieure d’agronomie de Rennes et à Sciences-Po, Paris
- Patrick LAGADEC, directeur de recherche à l’Ecole Polytechnique sur ces questions de crise
- Fabrice MARTY, Secrétaire Général à la direction générale de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique)
- Anaïs DE MONTJOYE, consultante Acyan en prévention et gestion de crise
- Michel PLACE, Directeur Qualité du groupe 3A, Alliance Agro-Alimentaire
- Christophe TERRAIN, agriculteur dans le Gers, Président des producteurs de maïs.

Accéder à toutes les Publications : Alimentation et Société- Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’alimentation. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à tous les Entretiens et Publications : OGM et Progrès en Débat » - Des Points de vue transdisciplinaires... pour contribuer au débat démocratique. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder à toutes les publications Agriculture et Société Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’agriculture. Edité par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les Publications : Sciences-Société-Décision Publique- Une « expérience pilote » d’échanges transdisciplinaires pour éclairer les enjeux, mieux raisonner, par l’échange, les situations de blocages en « Science et Société », instruire les débats en cours, clarifier des enjeux scientifiques et sociétaux des avancées de la recherche, participer à l’éclairage de la décision publique et proposer des réflexions et des objets de recherche à la science. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les Publications : Science et Lycéens- Des conférences de scientifiques de haut niveau et des débats avec les lycéens exprimées dans le cadre « L’Université des Lycéens » une expérience pilote pour lutter contre la désaffection des jeunes pour les carrières scientifiques. Ces publications constituent un outil pédagogique « vivant » qui favorise une lecture agréable et une approche « culturelle » de la complexité de la science. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

 

 

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