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Alimentation et société. Les grands entretiens de la Mission Agrobiosciences. Juin 2013
« Au lieu de s’enfermer dans des logiques de transparence illusoires, assumons plutôt de réinjecter du risque. »
Un entretien avec Olivier Assouly, philosophe

De la vache folle aux lasagnes de cheval, bien qu’elles soient de natures différentes, les crises alimentaires ont sérieusement ébranlé la confiance des consommateurs. Plus que jamais, la réponse des pouvoirs publics consiste en une injonction aux contrôles et à la transparence. Pour le philosophe Olivier Assouly, cette manière de faire est vouée à l’échec.
Dans ce long entretien avec Sylvie Berthier, de la Mission Agrobiosciences, il revient sur les notions d’alimentation, de confiance, de contrat, de transparence, de traçabilité, de risque, de circuits courts… mais aussi sur le statut de l’animal. Car des méga-fermes à la production de minerai, la viande dé-symbolisée n’en a sûrement pas fini de nous rester en travers de la gorge.

 

« Au lieu de s’enfermer dans des logiques de transparence illusoires, assumons plutôt de réinjecter du risque. »
Un entretien avec Olivier Assouly, philosophe, juin 2013

Sylvie Berthier. Olivier Assouly, que vous inspirent les derniers événements concernant le système alimentaire. Je pense en particulier à la crise des lasagnes à la viande de cheval.

Olivier Assouly. Je dois commencer par une remarque qui peut sembler accessoire, mais qui à mes yeux ne l’est nullement. On peut douter de la pertinence d’un usage aussi systématique du terme "alimentation" : on nourrit un enfant ou un homme, cela signifie qu’on prend soin de lui, et que ce geste serait porteur de traditions. Mais on alimente une usine, ou encore une centrale électrique ou une machine en combustible. L’alimentation est un terme générique dont l’usage -et ce qu’il recoupe- nous engage bien au-delà de ce que nous croyons. Cela laisse croire à une pure question d’apport de nutriments et à des solutions techniques au mauvais sens de ce terme. C’est encore la vision du marché, celle qui domine lorsque des experts demandent comment pourvoir aux besoins des dix milliards d’humains : on réduit la question à un pur ratio entre ressources et démographie.
Je prends soin au reste de ne parler que de la différence entre une machine et un être vivant, parce que la question de l’alimentation animale se pose : l’intensification des modes de production de la viande est directement en jeu et en cause à travers les crises et la défiance qui en découle. On le voit par exemple au travers des innovations fonctionnelles qui poussent à concentrer industriellement les élevages en « méga-fermes » , notamment en Allemagne et aux Pays-Bas, avec des parcs concentrant 3 000 vaches ou plus de deux millions de poulets.

Dès lors, la question se pose de savoir comment ré-instaurer de la confiance. A votre avis, la transparence et la traçabilité sont-elles de bons leviers ? Ou ne sont-elles qu’illusoires ?
La traçabilité, le juridique, le contrat, la transparence ne créent pas la confiance. Elles sécurisent les espaces d’achat dans le meilleur des cas. Il y a une contradiction entre les mesures de renforcement de la traçabilité (demandées suite à la crise des "lasagnes à la viande de cheval") qui, en fin de compte, contractualisent les rapports entre les acteurs des filières, et le désir de retrouver de la confiance à l’égard de notre système alimentaire. ..

Pour lire la suite de l’entretien, télécharger le PDF, 4 pages, en cliquant ICI


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