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Les 23èmes Controverses européennes de Marciac
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Les actes de la 12ème Université d’été de l’Innovation rurale. Marciac 2006
« Débat OGM : De la difficulté à élaborer le compromis ». Dans le cadre du débat « Comment débattre des sujets qui fâchent ? » de l’Université d’été de l’Innovation Rurale. Marciac 2006.
Organisé à Marciac par la Mission Agrobiosciences et la Communauté de Communes Bastides et Vallons du Gers. Avec le soutien financier du Conseil Régional Midi-Pyrénées et le Conseil Général du Gers

L’un est faucheur volontaire, l’autre est un ancien de chez Monsanto, un troisième se présente comme simple profane, d’autres encore sont chercheurs ou producteurs de maïs. Il y avait certes souvent de la véhémence dans les propos, mais nulle prise à partie ou autre dérapage verbal. Où, au delà de la diversité des points de vue et des expériences, y compris entre agriculteurs, se décèle parfois l’amorce d’un socle possible pour le compromis. Ce débat faisait suite à la Table Ronde intitulée : « OGM : ces débats qu’on malmène... »-

Jean-Jacques Delmas, agriculteur : Je fais partie du petit groupe qui, ce printemps, a recueilli le nombre de signatures nécessaire à la tenue d’un référendum dans le Gers. Nous avons mis en place divers débats sur les Ogm et, rapidement, nous nous sommes aperçus que l’agriculture n’était jamais évoquée. Or, il me semble que le vrai débat, c’est celui sur l’agriculture que nous voulons. Si nous refusons le modèle intensif qui pose de plus en plus de problèmes et que les Ogm ne feront qu’aggraver, il faudra abandonner 50 à 70% du maïs cultivé...

Pascal Metge, agriculteur et producteur d’Ogm : Je ne pense pas qu’on puisse parler d’une agriculture mais de plusieurs agricultures. Je ne pense pas non plus qu’il y ait un système de pensée ou un modèle de production meilleur qu’un autre. Il suffit de vouloir cohabiter ensemble et d’essayer de se comprendre. Certains ont évoqué les pressions des grands groupes... Je m’interroge également sur les pressions que subissent les agriculteurs

 

producteurs d’Ogm de la part de multinationales de l’écologie, telles que GreenPeace et les faucheurs volontaires.

Henri-Bernard Cartier, agriculteur : je suis producteur de maïs irriguant, je cumule donc tous les défauts. Ce matin, en venant, j’ai entendu deux brèves sur France Info. L’une qui revenait sur la dangerosité des ondes des téléphones cellulaires et l’autre sur les MP3. A quand un débat sur ces sujets ? Plus sérieusement, par rapport à la problématique des Ogm, une autre question est absente des débats, par-delà l’aspect biotechnologique : sont-ils utiles, oui ou non ? Je fais partie de ceux qui considèrent qu’ils présentent une utilité, mais j’entends qu’on puisse avoir une opinion différente. Tant qu’on n’aura pas répondu à cette question, y compris vis-à-vis des consommateurs, on n’avancera pas. Ensuite, comment faisons-nous, nous agriculteurs ? Nous sommes aujourd’hui confrontés à la loi du 13 juillet 1992(1)qui donne la possibilité aux producteurs de semer des variétés Ogm, quitte à vendre la production en Espagne, demandeuse de ces produits qu’elle estime de qualité. Ceux-ci selon moi sont devenus nécessaires car la France est l’un des seuls pays au monde à avoir interdit un certain nombre de molécules entrant dans la composition de traitements phytosanitaires. Il faut donc bien trouver d’autres outils et les Ogm, même imparfaitement, répondent en partie à cette problématique. Il y a des peurs, c’est vrai, mais il y a aussi des marchés... Si nous n’y sommes pas, d’autres seront présents, comme l’Argentine. Concernant la coexistence de filières conventionnelles, biologiques et Ogm, tout le monde est d’accord : elle doit être possible, mais il faut bien, pour s’en assurer, mener des expérimentations sur le terrain, de manière très encadrée.

Un participant : Je suis un « simple profane ». La question clé est apparemment celle du temps. Or vous parlez souvent du débat au passé. Pour moi, il n’est pas terminé. Et quand vous dites que les décisions sont constamment repoussées aux calendes grecques, cela n’est pas vrai. Dans moins d’un mois, les Députés vont avoir à voter le texte, tel qu’il a été relu au Sénat(2). J’ai cru comprendre que ce projet de loi est la porte ouverte à la dissémination... Que vont voter nos députés ? Pour pouvoir enfin prendre le temps de mener un vrai débat, nous exigeons un moratoire

François de Ravignan, économiste et ingénieur agronome  : Je voudrais insister dans le même sens, car vous avez dit explicitement que ce débat n’avait pas eu lieu. Mais la plupart des sondages indiquent que plus de 70% des Français sont opposés aux Ogm(3). Parmi eux, il y a des « profanes » mais aussi des directeurs scientifiques. La force de cette opposition devrait logiquement entraîner un moratoire sur le vote de cette loi. Je voudrais dire aussi qu’un élément me paraît empoisonner le débat dès l’origine, du côté de la communauté scientifique. Presque tous ceux qui en font partie ont dans la tête que lorsqu’une découverte importante est faite, elle doit nécessairement être suivie d’applications. Cela a été le cas pour les surgénérateurs. Il faudrait en tirer les leçons : il y a quand même un certain nombre de cadavres dans les placards des scientifiques... Enfin, pour répondre à Jean-Jacques Delmas, je suis d’accord avec lui sur la remise en question du modèle agricole actuel. En revanche, je ne suis pas d’accord sur la dénomination « intensive ». Car cela désigne une agriculture qui se sert au maximum des ressources locales, ce qui n’est pas le cas de notre agriculture. Celle-ci est au contraire extensive, car elle se sert du soja brésilien, du pétrole d’Arabie saoudite et de nombreux intrants étrangers. Nos ressources locales sont donc sous-exploitées au regard de leurs potentialités

Gérard Kafadaroff : Je suis marqué au fer rouge puisque même si je suis retraité, j’ai été ingénieur pendant trente ans chez Monsanto. Je reviens sur l’idée du débat bloqué. Le référendum est, me semble-t-il, une fausse bonne idée, dans la mesure où le débat est cristallisé sur le pour ou contre. Autrement dit, on est croyant ou on ne l’est pas. Sauf qu’on sait qu’il peut y avoir de bons Ogm et de mauvais, d’où la difficulté à trancher de manière générale. Il faudrait peut-être plutôt orienter ce débat sur un bilan risques/bénéfices, qui permettrait de se mettre d’accord, en partant des questions les plus techniques pour aboutir aux aspects économiques et éthiques. Dernier point : le risque est probablement devant nous, qu’on le veuille ou non. Les pays qui savent aujourd’hui gérer le risque sont ceux qui se trouveront dans le camp du progrès. Nous avons un débat trop franco-français : comment les autres ont-ils réussi à gérer la situation ? Il y a peut-être des expériences à analyser à l’étranger

Jean-Pierre Leroy, agriculteur : je suis producteur de maïs et je peux vous dire que j’ai nul besoin des Ogm, ni pour désherber, ni pour lutter contre la pyrale et autres maladies. Nous sommes un certain nombre à avoir des pratiques pertinentes et efficaces pour maintenir le niveau d’infestation des insectes à un seuil tolérable, qui n’entame pas notre capacité de récolte et donc notre capacité à vivre de notre métier. Par ailleurs, j’aimerais vous raconter une expérience qui illustre bien la férocité du marché des plantes transgéniques. En 1999, j’ai fauché du colza Ogm qui appartenait à la société AgrEvo France. Je suis passé au tribunal en 2001, en première instance. Le plaignant n’était plus AgrEvo France, mais la société Aventis Crop Science qui avait entre temps racheté la première. Etant condamné, je fais appel et je repasse en jugement en 2003 : ce n’est plus Aventis qui est en face de moi, mais Bayer Crop Science qui a racheté le département agro-chimie et semences d’Aventis pour 6,7 milliards d’euros... C’est vous dire à quel point les Ogm sont un instrument des firmes pour se battre les unes contre les autres et construire un monopole, contre les paysans et l’ensemble des consommateurs. Ma dernière remarque concerne le moratoire européen sur l’importation et la commercialisation d’Ogm. Décidé en 1998, ce moratoire devait être levé en septembre 2004. Dans cette perspective, les ministres européens de l’Agriculture se réunissent à cette date à Bruxelles. Ne parvenant pas à se mettre d’accord, ils reportent la décision au mois de décembre. Mais de nouveau, aucun consensus ne se dégage. La décision est alors renvoyée au Conseil des Chefs d’Etat, au mois de janvier 2005. Celui-ci ne parvient pas non plus à dégager une position claire et renvoie la décision à la Commission européenne présidée par Romano Prodi, sachant que celui-ci devait « passer la main » très prochainement. Voilà comment a fonctionné la démocratie européenne sur la question des Ogm. Les responsables politiques ont fini par passer le bébé à une Commission qui n’avait plus de pouvoir.

Alain Deshayes, ancien chercheur Inra : Je fais partie des chercheurs qui, en 1986, ont fait les premiers essais Ogm en Europe. J’appartiens à cette génération qui a été élevée dans l’idée que tout progrès scientifique est automatiquement bon pour la société. J’ai également été formé dans la pensée pasteurienne, selon laquelle on entre dans son laboratoire en laissant au vestiaire ses opinions philosophiques et politiques. Ce monde là n’est plus et il est dommage que les scientifiques ne s’intéressent pas plus au sens de ce qu’ils font, à la portée des travaux qu’ils mènent pour l’ensemble de la société. D’autre part, selon moi, dire qu’en vingt ans, il n’y a pas eu débat dans ce pays est une contrevérité totale. Cela dit, j’ai la même frustration que celle exprimée par Alain Toppan : je ne suis pas sûr que tous ceux qui participaient à ces réunions avaient réellement envie de débattre. En 1987, j’ai été invité par les Amis de la Terre à confronter nos points de vue sur les problèmes de science et société, dont un volet sur les risques en matière d’Ogm. J’avais accepté parce que j’estimais faire partie des scientifiques qui pensent que le dialogue doit s’instaurer entre eux et le reste de la société. Sauf qu’à un moment donné, quand on aborde certains aspects du dossier, il y a quand même besoin de faire appel à l’expert et à ses connaissances pour déterminer si oui ou non il y a un risque. J’ai eu le malheur de dire ce jour-là, et je ne le répète plus, que malgré mon niveau d’études, je n’étais pas capable d’avoir une opinion personnelle sur la sécurité dans les centrales nucléaires, par exemple. J’ai été hué pendant cinq minutes. Cela révèle deux grands problèmes. D’abord l’absence d’information scientifique en France. Ensuite, la difficulté qu’a notre société à élaborer des compromis. Il n’est pas possible dans une société telle que la nôtre de dire qu’on va arrêter la science. La science va donc continuer à travailler et à poser des problèmes à la société. D’où l’importance de savoir prendre une position intermédiaire. Je citerai juste l’exemple d’un compromis qui a eu lieu sur les Ogm : en 1999, sous différentes pressions, le gouvernement de Lionel Jospin a accepté de défendre à Bruxelles, via Dominique Voynet, la position qui consistait à demander un moratoire tant que la traçabilité et l’étiquetage des Ogm ne seront pas assurés. En avril 2004, alors que la Directive européenne instaurait enfin ces mesures, qu’ont fait ceux qui, en 1999, ne voulaient pas des Ogm ? Ils ont combattu cette Directive qui était le résultat du compromis. Il y a là un vrai problème de gouvernance.

Un participant : J’aimerais faire une remarque sur l’aspect juridique des Ogm. La législation européenne a exigé la publication des études sur les impacts environnementaux et alimentaires(4). Or, il se trouve que depuis 2005, le Gouvernement français a décidé de demander la confidentialité des résultats pour éviter d’« inquiéter » la société civile et pour ne pas nuire aux conditions concurrentielles entre les firmes. Je me demande de quel droit la législation française bafoue le droit européen.

En conclusion...

Matthieu Calame : « La science ne doit pas être une religion ». Concernant l’utilité des Ogm, je maintiens qu’il faut d’abord les comparer avec toutes les autres solutions existantes. Ensuite, sur la question de la nécessaire prise de risque et du progrès technologique induisant plus de puissance, on cite toujours les Etats-Unis. Regardons objectivement ce qu’il s’y passe : ils représentaient 50% de la production industrielle mondiale en 1945. Depuis, ils ne cessent de chuter. Economiquement, le pays le plus fort actuellement, c’est l’Allemagne. Un pays qui vend des machines-outils de très grande qualité à la Chine. Prendre des risques inconsidérés n’assure pas la toute puissance. Par ailleurs, plusieurs questions tournent autour de l’arrêt ou de la poursuite des recherches. Y a-t-il un devoir de recherche et de développement sur la transgenèse ? Personnellement, je ne suis pas d’accord pour l’ériger en devoir. S’il y a une transcendance de l’obligation de chercher, on entre dans une démarche de type religieux. Pour ma part, je préfère une démocratie laïque. Dernier point, j’ai été frappé de la manière dont certaines personnes, dont trois sur cinq sont favorables aux Ogm, ont commencé par se présenter comme des gens marqués au fer rouge. Il faut faire très attention car s’ériger soi-même en victime peut amorcer un processus psychologique où l’on finit par considérer qu’on est réellement l’objet d’une persécution, ce qui peut libérer le droit de se venger. Qui s’érige en victime devient aisément tyran.

Alain Toppan : « Des réponses réductionnistes à de vraies questions » Quelle agriculture demain ? La question est effectivement à poser : veut-on être autosuffisant en termes d’approvisionnement alimentaire ? Souhaite-t-on être capable de produire dans certaines conditions précises  ? Je crois qu’il ne faut pas être dans un schéma d’interdiction ou de moratoire, ce qui nous conduirait à importer de l’étranger des produits qu’on ne veut pas voir sur notre sol. Ce serait la pire des situations et une manière d’esquiver le débat. Concernant l’utilité des Ogm, il me semble que ceux qui en ont produit en France lors de la campagne 2005- 2006 pourraient vous en parler en termes économiques et sur le plan de la qualité. Parce que selon les sondages, les trois-quarts des Français sont contre, il faudrait interdire les Ogm. C’est fortement réductionniste. Nous venons en effet de passer l’après-midi à discuter des manières de débattre et nous avons été nombreux à dire que les réponses strictement quantitatives et limitées au oui/non ne sont sans doute pas adaptées... En revanche, l’analyse bénéfices-risques me semble constituer effectivement une approche intéressante. Il n’empêche qu’il est impossible de montrer les bénéfices sans mener des essais au champ. Pour terminer, et en écho aux propos de Matthieu Calame sur la question de la science, je trouve dommage qu’en France, depuis longtemps, on ne forme plus les étudiants à l’histoire et à la philosophie des sciences

Philippe Martin : « Un contre-poids à l’action des grands groupes ». Je voudrais revenir sur quelques éléments. D’abord, les progrès dans l’analyse du couple « bénéfices risques » constituent effectivement un moyen de réaliser le compromis acceptable. A travers la réflexion qu’a conduite, en 2004-2005, la Mission parlementaire(5) d’information sur les Ogm, et dont j’étais membre, nous avons pris la mesure des difficultés qui existent encore pour établir cette balance entre bénéfices attendus et risques encourus. Ensuite, l’action des grands groupes existe et elle est puissante, notamment en termes de communication. Si nous ne parvenons pas à construire un débat démocratique dans un cadre institutionnel public, nous laissons à ces groupes tout l’espace pour leurs campagnes d’information et d’influence de l’opinion publique. Depuis des mois, des pages entières de presse écrite sont par exemple achetées par GDF et Suez pour amener progressivement l’opinion publique à accepter la privatisation et la fusion, qui, de mon point de vue, seront une catastrophe pour un département rural comme le Gers. Faute de débat ouvert, transparent, régulé, contradictoire et instruit, ces grands groupes peuvent parvenir à infléchir les décisions de la représentation nationale. Heureusement, les élus de l’opposition ont déposé suffisamment d’amendements pour alerter l’opinion sur les dangers de ce texte. La même stratégie pourrait avoir lieu concernant le projet de loi sur les Ogm, qui sera prochainement examiné par l’Assemblée Nationale

Bernard Chevassus : « Il pleut, interdisons les parapluies ». La concentration industrielle est un vrai problème. Elle se réalise dans la distribution, dans l’agroalimentaire, dans le machinisme agricole, dans les engrais. Elle a évidemment lieu aussi pour les Ogm, mais elle ne doit rien à cet outil. Il nous faut éviter de dire : « Il pleut. Interdisons les parapluies ». ■■

Une publication Mission Agrobiosciences écrite et éditée grâce au soutien financier du Conseil Général du Gers. Marciac 2006

(1) La loi du 13 juillet 1992 a pour objectif de transposer en droit français la directive communautaire 90/220 adoptée deux ans auparavant. Elle porte sur le contrôle de l’utilisation et de la dissémination volontaire des Ogm en France, tant à des fins de recherche et de développement que pour la mise en marché de ces produits. Dans ce cadre, toute dissémination ou commercialisation des Ogm est soumise à une demande d’autorisation préalable, qui inclut une évaluation scientifique des risques potentiels pour l’homme et l’environnement. Pour être commercialisées et cultivées en France, ces obtentions végétales doivent être inscrites au Catalogue des variétés des espèces agricoles, sur autorisation ministérielle.

(2) Le dernier projet de loi relatif aux Ogm a été adopté par le Sénat en mars 2006. Il transpose les directives européennes de 1998 et de 2001 et a pour objectif d’encadrer l’utilisation des Ogm en milieu ouvert ou confiné, à des fins de recherche ou de mise sur le marché. Le projet a été transmis en première lecture à l’Assemblée Nationale au printemps 2006. Son adoption par les députés, prévue à l’automne 2006 est, de fait, constamment repoussée, ce qui vaut à la France des sanctions européennes. Pour consulter le projet tel qu’il a été adopté par le Sénat : http://www./senat.fr/leg/ tas05-079.html

(3) En témoigne notamment le sondage BVA réalisé pour Agir Pour l’Environnement, en janvier 2006, auprès de 1003 personnes : 78% des sondés sont pour une interdiction temporaire des Ogm et 72% se déclarent favorables à un référendum sur la réglementation des Ogm en France. http://www.agirpourlenvi ronnement.org/presse/22 ogmmedia15.htm

(4) Il s’agit de la directive 2001-18, mise en application depuis octobre 2002, et indiquant que, au cours de la procédure d’autorisation d’un nouvel Ogm, « le public est également informé et peut accéder à des données publiées sur internet (http://gmoinfo.jrc.it), telles que les rapports d’évaluation des autorités compétentes ».

(5) Les informations concernant cette mission parlementaire sont accessibles sur ce lien-

Accéder à la table ronde : « OGM : ces débats qu’on malmène... »- qui a précédé ce débat. Table ronde avec Alain Toppan : directeur de recherche en génétique végétale, il a d’abord mené son activité au Cnrs avant de rejoindre le secteur privé. Favorable aux essais en plein champ, il prône une évaluation des Ogm au cas par cas. Matthieu Calame : ingénieur agronome au sein de la Fondation Charles-Léopold Mayer, il a publiquement exprimé, en diverses occasions, son opposition aux Ogm qui, selon lui, relèvent du domaine de l’inutile et de l’incertain. Philippe Martin : Député du Gers et Président du Conseil général, cet élu a initié le premier référendum citoyen dans son département, sur la présence d’expérimentations d’Ogm en plein champ sur le territoire du Gers(2). Bernard Chevassus-au-Louis (modérateur) Directeur de recherche INRA. Ancien Directeur général de l’Inra puis Président de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), Bernard Chevassus a également été vice-président de la Commission du génie biomoléculaire, qui évalue les demandes d’essais d’Ogm en France

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Communication et Agriculture : « Il manque un espace de médiation entre la sécheresse du réel et le lieu des affects »- Par Eric Bardon. Ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Dans le cadre du débat « Comment débattre des sujets qui fâchent ? ». Université d’été de l’innovation rurale. Marciac 2006.

« L’agriculture se voit assigner une fonction symbolique disproportionnée »- Par Jean-Luc Mayaud. Historien. Dans le cadre du débat « Comment débattre des sujets qui fâchent ? ». Université d’été de l’innovation rurale. Marciac 2006.

Accéder à l’ensemble des actes de la 12ème Université d’Eté de l’Innovation Rurale « L’Agriculture entre Contrats et Contrôles »-. Marciac. Août 2006.

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Accéder à toutes publications Histoires de... »- Des conférences-débats, articles et chroniques. Ces publications « Histoire de... » de la Mission Agrobiosciences concernent la science, l’agriculture, l’alimentation et leurs rapports avec la société. Des regards sur l’histoire, pour mieux saisir les objets dont on parle et l’origine technique et humaine des « produits » contemporains. Editées par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les publications. Sur l’eau et ses enjeux Pour mieux comprendre les enjeux locaux et mondiaux et les turbulences qui agitent les acteurs de l’eau Au cours de forums, de tables rondes et de conférences, de revues de presse et de sélections d’ouvrages, la Mission Agrobiosciences cherche à décrypter les enjeux mondiaux et locaux qui agitent le monde de l’eau : de la simple goutte perlant au robinet aux projets de grands barrages, d’irrigations en terres sèches... les turbulences scientifiques, techniques, médiatiques et politiques du précieux liquide.

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