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Morceaux choisis de la 10ème Université d’été de l’Innovation rurale. Marciac. 4 et 5 août 2004
« Agriculture d’ici ou d’ailleurs : il est logique que s’exprime un mal-être »
Par Emmanuelle Auriol, professeur agrégée d’économie à l’Université Toulouse 1.(IDEI)
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Copyright Ph. Assalit pour la Mission Agrobiosciences

Pour réagir aux échanges de la 10ème Université d’été de l’innovation rurale de Marciac intitulée « Dans le champ des agricultures du monde, quel destin pour les agricultures d’ici ? », co-organisée par la Mission Agrobiosciences et la Communauté de Commune Bastides et Vallons du Gers, le point de vue de Emmanuelle Auriol ou l’art de nous (ré)intéresser aux chiffres, aux dynamiques économiques pour mieux repérer, analyser et agir pour exercer un contrôle sur les évolutions de l’agriculture, élaborer une décision collective sur le projet de l’agriculture et contribuer à organiser la concurrence à l’échelle mondiale.

 

Agriculteurs d’ici ou d’ailleurs : il est logique que s’exprime un mal-être
Par Emmanuelle Auriol


Plus d’un milliard d’agriculteurs face à une poignée de multinationales

"Mon point de vue sera limité à celui d’une économiste. À ce titre, je voudrais rappeler que la première chose que l’on apprend à analyser dans ma discipline, c’est l’organisation industrielle du secteur auquel on s’intéresse. Par structure industrielle on entend en général le nombre d’entreprises présentes et leur part de marché. Un marché est considéré comme concurrentiel quand le nombre d’entreprises est élevé et que les parts de marché sont petites. Il est dit oligopolistique quand le nombre d’entreprises est faible et que les parts de marché sont grandes. L’organisation industrielle du secteur agro-alimentaire explique en grande partie le mal-être des agriculteurs que nous avons évoqué ce matin.
Regardons la production agricole et la part de la main d’œuvre de ce secteur dans le monde. Même si la part de la population active n’a cessé de baisser en pourcentage au cours des dernières décennies, reste que la moitié de la planète vit toujours de l’agriculture. Ainsi en 1950, environ 7 hommes sur 10 dans le monde travaillaient dans l’agriculture, soit 809 millions. En 2000, 45 % des habitants de la planète travaillent dans l’agriculture soit 1,319 milliard. Du coup le nombre d’exploitations agricoles est grand et la part de marché de chacune de ces exploitations est petite. En d’autres termes, le secteur agricole est concurrentiel. Cela veut dire qu’individuellement, les agriculteurs n’ont aucun pouvoir de marché.
Pour créer une force de négociation, il faut qu’ils s’organisent collectivement. C’est possible, comme l’illustre en France le lobby de la FNSEA, mais cela implique des coûts de coordination très élevés. La plupart des agriculteurs du monde sont incapables de supporter ces coûts. Maintenant, face à ces producteurs, il y a ceux qui transforment et commercialisent les denrées agricoles : les entreprises agroalimentaires et la grande distribution. Ces deux secteurs, parfois intégrés verticalement, ont un profil radicalement différent des entreprises agricoles : ce sont des « mammouths ». En d’autres termes, le secteur agroalimentaire n’est pas concurrentiel. Ainsi aux États-Unis, les quatre premières entreprises de transformation alimentaire, dans chaque grande ligne de produits, détiennent-elles une très grande part du marché. Par exemple, si l’on prend le cas du boeuf ou du soja, c’est 80 % de parts de marché qui sont détenus par ces quatre premières entreprises. Cela veut dire que si l’on est un producteur de boeuf ou de soja aux États-Unis, on est plus ou moins obligé de passer par elles. La réciproque n’est évidemment pas vraie.
On mesure alors combien le rapport de force est déséquilibré. Cette dissymétrie confère à ces entreprises de transformation un pouvoir très important vis-à-vis des agriculteurs. De fait, elles imposent leur loi en matière de processus de production et de prix. Conformément aux prédictions de la théorie économique, ce sont elles qui du coup engrangent les profits générés par le secteur. Ainsi, la plus grosse entreprise de transformation alimentaire du monde, « Nestlé », affiche un chiffre d’affaires de 42 milliards de dollars en 2000. Il en va de même pour les entreprises de la grande distribution, comme Carrefour en France ou Wal-Mart aux États-Unis, que l’on retrouve dans les plus grosses capitalisations boursières du monde. Il est logique qu’un exploitant agricole qui s’est endetté pour remplir le cahier des charges imposé par le contrat qui le lie à une multinationale ne se sente pas en position de force. Il a tout à perdre, y compris son toit, si son contrat n’est pas renouvelé. Ce n’est pas le cas de l’entreprise qui lui achète sa production. En même temps, le contrat lui apporte une certaine tranquillité d’esprit puisqu’il est sûr d’écouler sa production. Comment comprendre la différence de taille des entreprises ? Dans le domaine de la production agricole les rendements sont constants à l’échelle. Du coup, il n’y a pas d’avantage spécifique à avoir des exploitations agricoles gigantesques. C’est différent avec les compagnies agroalimentaires et la grande distribution qui sont des secteurs où les rendements sont croissants à l’échelle : elles ont un avantage technologique à produire à grande échelle. Certains de ces avantages ont pris la forme d’innovations technologiques comme par exemple les laminoirs en acier. C’est grâce à ce genre d’innovation que nous avons tous aujourd’hui accès au pain blanc. L’émergence du secteur agroalimentaire et de la grande distribution a ainsi permis de démocratiser des produits autrefois réservés à une élite. C’est paradoxalement en partie grâce à ces grandes entreprises que nous disposons aujourd’hui dans les pays riches d’une nourriture abondante, variée, saine et nutritive à bon marché.

À armes inégales.

Certains, dans les cercles d’échanges, ont annoncé qu’il y aurait 3 milliards de chômeurs en plus si l’on cessait de subventionner l’agriculture européenne. Comme la population active en agriculture mondiale représente 1,319 milliard de personnes cette affirmation est de toute évidence erronée. Par exemple si l’on prend l’exemple de la France, nous sommes passés de 50 % de la population active en 1950, à 3 % seulement aujourd’hui. La suppression des subventions en France n’augmenterait donc au pire les chiffres du chômage que de 3 % (en fait moins, car beaucoup d’agriculteurs ne touchent aucune subvention). Toujours à propos de la politique agricole commune, certains ont défendu le maintien des tarifs douaniers au nom de la protection des agriculteurs africains ! Qu’on maintienne ces barrières pour protéger les agriculteurs d’ici, j’entends bien, mais il ne faut pas raconter en même temps que c’est pour le bien de l’agriculture des pays pauvres. C’est se mentir à soi-même.
De fait, qui lutte auprès de l’OMC pour que l’on supprime les subventions et les tarifs douaniers ? Ce sont les pays pauvres comme le Brésil. Agriculteurs des pays riches et agriculteurs des pays pauvres ne sont pas à armes égales. Pour s’en convaincre il suffit de regarder l’aide financière accordée aux producteurs en pourcentage des recettes agricoles, à partir d’une moyenne établie sur deux ans (1998-2000) : cette aide atteint 60 % du revenu agricole pour le Danemark, la Suisse, le Japon, et la Corée du Sud. En Europe, l’aide représente entre 40 % et 49 % du revenu moyen agricole. Aux États- Unis, en Pologne, en Slovaquie, en Hongrie et en Turquie, cette part oscille entre 20 et 25 %. En queue de peloton, on trouve des pays qui ont pourtant une production agricole importante - l’Australie, la Nouvelle Zélande et la Russie - qui comptent moins de 10 % du revenu agricole provenant des subventions.
Plus concrètement, chaque année, en moyenne, un agriculteur américain touche 20 803 $. Pour l’agriculteur européen, ce chiffre est de 16028 $, soit 15000 € par an. En revanche, un agriculteur africain reçoit, à quelques exceptions près, 0 % de subventions. Le commerce mondial n’est donc pas équitable et les gouvernements des pays riches défendent leur agriculture becs et ongles.
Quelles sont les conséquences des tarifs douaniers et des subventions directes ou indirectes ? Lorsque cette politique prend la forme de soutien aux prix, on obtient des excédents. Les surplus sont alors vendus à bas prix sur d’autres marchés, ce qui déstabilise leur secteur agricole. En 1997, 800 000 agriculteurs mexicains, soit l’équivalent de la population active agricole en France, ont fait faillite en raison de la concurrence directe exercée par la production subventionnée américaine...
De même, les éleveurs de bétail africains ont été éliminés du marché à cause des exportations de viande très bon marché de la Communauté Européenne. En effet, ils utilisent en général des techniques de production archaïques, et le coût de revient dans l’agriculture africaine est bien plus élevé que dans l’agriculture subventionnée des pays industrialisés. Cela est sans importance tant que la production est auto-consommée, mais c’est dramatique quand une partie doit être vendue pour acheter des matières premières ou des biens de première nécessité. Dans des pays où l’écrasante majorité des gens survivent de l’agriculture, en dehors des situations d’urgence humanitaire, les effets de la concurrence des excédents européens ou américains « offerts » ou vendus à bas prix sont catastrophiques.

Le danger d’une spécialisation régionale trop grande .

Face à cette situation, certains ont dit que la solution passait par une spécialisation mondiale : certaines régions ne produiraient que du blé, d’autres se consacreraient exclusivement à la viande ou au vin, etc. Personnellement, je ne pense pas que ce soit la solution idéale. Car n’oublions pas que la circulation actuelle des denrées agricoles sur la planète n’est possible que grâce à des prix de transport encore très bas. Le coût du transport en mer a diminué de 70 % entre 1980 et 2000. En revanche, depuis cette date, il remonte. Si le prix du pétrole continue d’augmenter, il va être prohibitif d’expédier des denrées alimentaires à l’autre bout du monde. Imaginons une interruption de l’approvisionnement en pétrole alors que nous dépendons du blé de tel pays, des viandes de tel autre... De ce point de vue, la spécialisation comporte un danger.
D’ailleurs, les pays comme la France ont bâti leur politique agricole autour de l’idée de l’autonomie alimentaire, notamment suite aux traumatismes des restrictions de la Seconde Guerre Mondiale. De fait, je vous rappelle que la « mondialisation » était plus forte à la fin du XIXe siècle que dans les années 50, tout simplement en raison des colonies. Ce phénomène n’est donc pas linéaire et peut connaître des chocs, comme celui que nous avons subi dans les années trente. Depuis, nous sommes revenus à des modèles de spécialisation internationale et d’échange poussés, ce qui pour les consommateurs, par bien des côtés, est heureux.
Ceci étant, je pense qu’il convient toujours d’être prudent. Nous ne sommes pas à l’abri d’un acte terroriste ou de bouleversements politiques affectant un pays producteur. Pour des raisons de sécurité, il me paraît raisonnable de maintenir sur le territoire français des gens à même de produire rapidement une partie des aliments dont nous avons besoin.
Cela est d’autant plus justifié que les agriculteurs ont un rôle majeur dans l’entretien du territoire Sans eux, il faudrait embaucher des gardes forestiers pour entretenir et surveiller les terres laissées vacantes. Dans bien des régions, leur disparition nuirait non seulement à la sécurité (risques d’incendies, prolifération des animaux nuisibles, etc) mais également au tourisme. De fait, l’agriculture génère des externalités positives sur le reste de l’économie et à ce titre mérite d’être subventionnée. Vu le nombre d’agriculteurs qui restent en France, on peut donc faire un effort, mais pas n’importe comment. Si on veut éviter les effets pervers des subventions, il faut impérativement les transformer.
C’est un tournant qu’a initié la Communauté Européenne, en préconisant notamment de légitimer les subventions par des fonctions nouvelles, telles que l’entretien du paysage, la prévention des incendies, l’aménagement du territoire, ou encore pour conserver un potentiel de production. Tout cela n’a rien de honteux. Ce qui l’est, c’est de continuer à produire et à écouler des biens en excédent, qui détruisent les économies d’autres pays tout en polluant le sol et les nappes phréatiques chez nous.
Quant aux pays pauvres, que peut-on faire ? Le problème de l’autonomie alimentaire est encore plus aigu chez eux, car la majorité des habitants vivent de l’agriculture. Aider les pauvres, c’est donc aider l’agriculture vivrière dont ils subsistent. Pour cela, comme on l’a dit précédemment, il n’est pas souhaitable de les bombarder de nos excédents. Au contraire, il peut même être souhaitable d’accepter qu’ils protègent leur agriculture vivrière, comme nous ne nous privons pas de le faire. Par ailleurs, si on veut vraiment les aider, il semblerait qu’il faille investir dans des infrastructures.
À titre d’exemple, j’étais récemment dans un jury de thèse sur le Tchad. Il en ressortait que certaines régions connaissent des productions agricoles excédentaires, alors que d’autres, la même année, subissent la famine. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas de routes entre le nord et le sud du pays. Le Tchad ne compte que 500 km de routes goudronnées pour une superficie qui fait deux fois et demi la France. Subventionner l’agriculture d’ailleurs peut donc prendre la forme d’aide à l’aménagement d’infrastructures routières ou de systèmes d’irrigation, en tout cas certainement pas de bradage de nos excédents agricoles.

Un destin qui nous concerne tous.

À la question finale, « le destin de l’agriculture est-il dans les mains des agriculteurs ? », j’aurai tendance à répondre comme l’ont fait les cercles d’échanges, négativement. Ils sont tributaires d’un côté des entreprises du secteur agroalimentaire et de la grande distribution, et de l’autre des pouvoirs publics et de leurs subventions. Ceci étant, à y bien réfléchir, cela n’a rien de surprenant. Quand 3% de la population nourrit 100 % de la nation, il est évident que le destin de ces 3 % concerne tout le monde. C’est d’un certain point de vue notre survie qui est en jeu. Cette question ne peut donc pas nous laisser indifférents. C’est comme si l’on affirmait que le problème du nucléaire ne concerne que l’armée ou EDF. C’est d’autant plus vrai pour l’agriculture que les innovations technologiques qui la transforment constituent également des préoccupations pour chacun d’entre nous. Je songe par exemple aux OGM. La société doit exercer un contrôle sur ces évolutions, élaborer une décision collective sur le « projet » de l’agriculture et contribuer à organiser la concurrence à l’échelle mondiale. Tout ceci revient, selon moi, au politique, c’est-à-dire à une action collective.

Trop de signes tuent le signe...

Pour finir sur une note plus légère, je voudrais évoquer la notion de qualité, fréquemment abordée ce matin, notamment par le groupe de réflexion rassemblant des responsables de coopératives agricoles. Ce groupe a dit quelque chose de très intéressant : qualité et quantité ne sont pas antagonistes. C’est bien en effet l’une des grandes victoires de l’agriculture moderne que d’avoir concilié les deux. Sinon, comment 3 % seulement de la population active auraient-ils pu nourrir l’ensemble de la population, sachant que nous mangeons mieux que dans les pays pauvres, où la majorité des habitants sont pourtant dans l’agriculture ? Mais quand on fait de la qualité ET de la quantité, le problème réside, on l’a évoqué plusieurs fois, dans la manière d’écouler les stocks. Je crois qu’en France, on fait une erreur vis-à-vis des marchés d’exportations, je pense notamment au vin. En multipliant les labels et les AOC-, on rend ces signes illisibles. En avoir trop équivaut à ne pas en avoir du tout : c’est contre-productif. Que l’étiquette d’une viande mentionne la race et le mode d’élevage, celle d’un vin son cépage, certes, mais le fait qu’elle a été élevée dans tel village, sur telle colline, que voulez-vous que cela dise aux étrangers qui ne savent rien de notre géographie ? Tant que cela concerne l’Hexagone, la stratégie de ces signes de qualité fonctionne à peu près. Mais un Américain s’y perd ! En la matière, le mieux est l’ennemi du bien. Dès lors qu’on sort du marché français, il faut transformer sa façon de communiquer".

Lire la totalité des Actes de la 10ème Université d’été de l’innovation rurale de Marciac intitulée « Dans le champ des agricultures du monde, quel destin pour les agricultures d’ici ? »

Retrouver d’autres morceaux choisis de cette 10ème Université d’Eté de l’Innovation Rurale de Marciac intitulée "Dans le champ des agricultures du monde, quel destin pour les agricultures d’ici ?" :

- "L’agriculture française, vue depuis les Pays du Sud !", Table ronde animée par Gilles de Mirbeck, sociologue, avec Omar Bessaoud, enseignant-chercheur à l’institut agronomique méditerranéen de Montpellier et avec Alexis Krycève, directeur marketing d’Alter Eco.
- "L’agriculture française, vue depuis les Etats-Unis !", une table ronde animée par Philippe Baralon, du cabinet Phylum ; avec Jean-Christophe Debar, directeur et rédacteur en chef de la lettre Agri-USAnalyses ; Alex Miles, professeur à l’ESC Dijon et Georges Cassagne, agriculteur au Texas.
- "L’agriculture française vue depuis les Pays de l’Est !", une table ronde avec Piotr Dabrowski ingénieur agronome, ancien porte parole de Solidarnosc des agriculteurs et ancien Secrétaire d’État à l’agriculture de Lech Walesa et Alain Pouliquen, agronome et économiste, directeur de recherche à l’Inra.
- "Au XXIe siècle, l’agriculture réapparaît comme la clé des équilibres du monde", Par Marcel Mazoyer, économiste.
- "Agriculture du monde : les raisons d’un pessimisme ambiant", Par Dominique Desjeux : Professeur d’anthropologie sociale et culturelle à la Sorbonne.

Lire une autre intervention de Emmanuelle Auriol : « Echanges et certifications : les arguments de la confiance ». Lors de la 8ème Université d’été de l’innovation rurale. Marciac. 2002

Accéder à toutes les publications : Agriculture et Société Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’agriculture. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les Publications : Alimentation et Société Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’alimentation. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

- Voir un long extrait du film : Politique Agricole Commune : La Voix de ses Pères. Sur le site du Gouvernement - Réalisé en 2009 par Noémie Roché en collaboration avec la Mission Agrobiosciences, édité par le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire. Avec les témoignages de : Edgard Pisani-, ministre de l’Agriculture de 1962 à 1966, commissaire européen en charge du développement de 1981 à 1983. Pierre Méhaignerie, député, ministre de l’Agriculture de 1977 à 1981. Georges Rencki, professeur au Collège d’Europe, proche conseiller du commissaire européen à l’agriculture Sicco Mansholt (1958-1972) Michel Rocard, Premier ministre (1988-1991) ; ministre de l’Agriculture (1983-1985) ; président, avec Alain Juppé, de la Commission chargée de réfléchir à l’utilisation du futur emprunt national Jean François-Poncet-, sénateur du Lot-et-Garonne, Vice-Président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées ; vice-président de la Commission des affaires européennes Henri Nallet, vice-président de la fondation Jean Jaurès, Président de l’Observatoire national de l’enseignement agricole (ONEA), ministre de l’Agriculture de 1985 à 1986 et de 1988 à 1990. Jean Pinchon (1925-2009), ancien président de l’Inao, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture Edgar Faure, de 1966 à 1968. Bertrand Hervieu-, Inspecteur général de l’agriculture, ancien Secrétaire général du CIHEAM (Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes). Michel Tesseydou, agriculteur, ancien président du CNJA, le Centre national des jeunes agriculteurs Lucien Bourgeois-, économiste, membre de section du Conseil Economique, Social et Environnemental de Paris.. Luc Guyau, agriculteur et ancien président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA). Michel Jacquot, avocat spécialiste du droit communautaire, directeur du FEOGA - Fonds européen d’orientation et de garantie agricole européenne - de 1987 à 1997.

Accéder à toutes les publications « l’Alimentation en question dans "Ça ne mange pas de pain !" (anciennement "Le Plateau du J’Go"). Les actes de l’émission de la Mission Agrobiosciences sur l’actualité de Alimentation-Société diffusée sur Radio Mon Païs (90.1), les 3ème mardi (17h30-18h30) et mercredi (13h-14h) de chaque mois. Revues de presse et des livres, interviews et tables rondes avec des économistes, des agronomes, des toxicologues, des historiens... mais aussi des producteurs et des cuisiniers. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

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Dans cette rubrique

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Faut-il rompre avec l’élevage industriel ?
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