prsentation contacts partenaires abonnez-vous à la lettre électronique Retour  l'Accueil
Loading
Les Controverses européennes de Marciac
Café-débat à Marciac
Le Café de l’Agriculture
Nos publications
Chroniques "Le pas de côté"
En collaboration
Nos sélections
Produits de terroir, appellations d’origine et indications géographiques.
Perturbateurs endocriniens : le bruit du silence  
Modèle productiviste : ces agriculteurs qui sortent du rang 
To be or not to be… an OGM ? 
Pourquoi tuons-nous des animaux pour les manger ? (diffusion)
A écouter sur FMR, samedi 1er avril 2017, de 8h00 à 9h30
Controverse entre les philosophes Florence Burgat et Catherine Larrère
en savoir+
La nature, la technique et l’homme : la guerre des Trois aura-t-elle lieu ?
Les vendredi 28 et samedi 29 juillet 2017, à Marciac (Gers)
Les 23èmes Controverses européennes de Marciac
en savoir+
    Abonnez-vous à notre flux RSS  
L’Actualité commentée. Mission Agrobiosciences. 14 octobre 2008
Réforme du secteur rural en Chine : sous sa séduisante apparence, cette annonce n’est-elle pas illusoire ? (entretien original)
La réaction de Claude Aubert, économiste, directeur de recherches Inra (unité de recherche MONA), spécialiste de l’agriculture et du monde rural chinois
GIF - 5.9 ko
Copyright : www. betapolitique. fr

Le 12 octobre dernier, le Parti communiste chinois (PCC) a annoncé son intention de lancer une vaste réforme du secteur rural portant notamment sur le droit d’usage des terres agricoles. L’objectif annoncé est d’accroître le niveau de vie des paysans en vue de stimuler la consommation intérieure du pays pour qu’elle se substitue aux exportations dans un contexte de crise financière.
Pour mieux saisir les tenants et les aboutissants d’une telle réforme, la Mission Agrobiosciences a sollicité la réaction de Claude Aubert, économiste, directeur de recherches Inra mais aussi fin connaisseur de l’agriculture et du monde rural chinois.
Au cours de cet entretien, réalisé en réaction à la revue de presse de ce jour, Vaste réforme agraire en Chine : le monde rural reconsidéré ?, il revient point par point sur les arguments avancés pour justifier cette réforme. Et selon lui, loin d’accroître la productivité globale ou encore le revenu des paysans, cette réforme, si elle est appliquée, aura probablement entre autres effets de fragiliser encore plus le statut des paysans.

 

MAA : "Vous êtes économiste et fin connaisseur du monde rural chinois pour l’avoir étudié et même parcouru. Quel regard portez-vous sur cette décision ?
C. Aubert : Cette décision est motivée par le souhait d’augmenter le revenu des paysans afin de relancer l’économie rurale et ainsi stimuler la consommation intérieure du pays pour qu’elle se substitue aux exportations dans un contexte de crise financière.
J’aimerais ici préciser que la décision du PCC (« promouvoir le développement de la réforme rurale »), telle qu’elle est formulée, est assez générale, un peu vague. Dans les mesures qui sont proposées, le Parti envisage «  d’établir un système de gestion de la terre (fondé) sur des normes strictes  ». En fait, d’après les commentaires officiels, il souhaiterait formaliser le droit d’usage dont disposent les paysans pour qu’il puisse être fixé et transféré, vendu ou encore utilisé pour obtenir des prêts bancaires. A ce jour, il faut savoir que le droit d’usage peut déjà être loué ou transféré de manière informelle. S’il est formellement abandonné, ce droit d’usage retourne dès lors au comité du village qui peut ensuite le réattribuer. Il circule donc d’ores et déjà d’une certaine manière.
La réforme viserait à privatiser ce droit d’usage. Mais selon moi, les raisons avancées sont discutables. Le Parti avance l’argument que la réforme va encourager la concentration foncière et ainsi accroître la productivité. Implicitement, cela suppose que l’économie agricole ne peut se développer dans le contexte actuel de minifundias. Personnellement, je n’y crois pas. Même en doublant, par exemple, sa surface cultivable, d’un demi-hectare à un hectare, le paysan chinois sera loin de pouvoir entrer dans un contexte de compétition mondiale et concurrencer les agricultures européenne ou nord américaine. En outre, il n’y aura pas véritablement d’augmentation de la productivité globale. En agriculture, contrairement à d’autres secteurs, il n’y a quasiment pas d’économie d’échelle. La capacité productive ne va pas croître ; seule la productivité de la main d’œuvre va augmenter. Cette remarque est d’autant plus importante qu’il n’y a pas, jusqu’à présent, de problèmes majeurs d’insuffisances agricoles en Chine. Dans un article récent (Perspectives Chinoises, 2008/2), où j’ai analysé les productions alimentaires entre 1985 et 2005, j’ai montré que la Chine, au cours de cette période, a plus que doublé sa production de viande tout en restant autosuffisante en grains à plus de 95 pour cent.

MAA : Vous voulez dire que la Chine est en autosuffisance alimentaire ? La sécurité alimentaire est pourtant l’un des objectifs fixés.
C. Aubert : C’est exact. L’an dernier la Chine a même été en excédent pour les céréales, - ce qui montre bien que les minifundias sont performantes. A ce propos, lors de la récente flambée des prix agricoles mondiaux, parmi les arguments avancés pour expliquer cette hausse, on a pu entendre ça et là que les demandes chinoise ou indienne y avaient contribué. C’est faux : ces deux pays n’y sont pour rien. Par ailleurs, suite à l’augmentation mondiale des prix des céréales, les chinois ont cette année introduit des taxes sur les exportations, réduisant considérablement ces dernières. Ce faisant, ils ont fait en sorte, pour éviter l’inflation des prix alimentaires, que les prix intérieurs ne soient plus alignés sur les prix mondiaux dont les cours s’envolaient. En compensation le gouvernement a augmenté les aides directes aux agriculteurs, résultant en une récolte record de grains cette année.

MAA : Quels sont les autres arguments avancés ?
C. Aubert : Il y a aussi la question de la valeur marchande de la terre. Certains estiment que les paysans sont assis sur un "tas d’or", bref que ce droit d’usage peut devenir une ressource monnayable. De nouveau, à mon sens, il s’agit d’un argument fallacieux. A qui les paysans chinois peuvent-ils céder leur droit d’exploitation ? En premier lieu aux voisins qui voudraient élargir leur exploitation. Mais quel intérêt auraient ces derniers à l’acheter au prix fort quand ils peuvent déjà l’utiliser de manière informelle ? Ensuite, on peut imaginer qu’ils le cèdent à une grosse firme agroalimentaire. Cela se fait déjà, en particulier en ce qui concerne les vergers, les vignobles ou autres cultures de haut revenu. Cela étant, le revenu qui revient aux paysans est minime. En outre, une fois qu’ils auront vendu ce droit d’usage, il ne leur restera plus rien. Et l’on risque alors de faire apparaître des paysans sans terre.

MAA : Pourquoi envisager dès lors une telle réforme ?
C. Aubert : Le présupposé de départ est le suivant. On estime que ces droits d’usage du sol sont une entrave à la circulation de la main d’œuvre, qu’il faut "libérer les paysans" comme s’ils étaient prisonniers de cette terre. C’est faux. Beaucoup d’agriculteurs sont déjà partis en ville. Si les migrants sont discriminés en ville, il n’y a pas pour autant de problème de circulation de la main d’œuvre en Chine, bien au contraire. Lors de mes voyages, j’ai pu voir que certains villages étaient vides ou encore que c’était les plus de 45 ans et les femmes qui s’occupaient des exploitations avec, d’ailleurs, une bonne productivité (les gros travaux agricoles pouvant être assurés, contre rémunération, par des compagnies privées possédant tracteurs ou moissonneuses batteuses).
Ce qui m’inquiète, avec cette réforme, c’est que désormais, la main d’œuvre partie en ville qui aura cédé son droit d’usage, ne disposera d’aucune voie de secours dans le cas où elle se retrouverait au chômage. Elle n’aura plus la possibilité de revenir travailler au village.
Une autre raison pourrait être que certains économistes remettent en cause la politique d’investissements massifs dans les campagnes, mise en œuvre depuis 2006, soulignant que ces transferts n’arrivent pas à leurs destinataires, détournée par les nombreux intermédiaires de la bureaucratie locale. Voilà pourquoi certains estiment qu’à présent il est préférable de consacrer les investissements aux villes et, dans cette perspective, ils souhaitent une libéralisation de la main d’œuvre. Mais il faut noter que, sur ce point, la décision du PCC réaffirme la politique de soutien au monde rural. Enfin, une dernière raison souvent invoquée est que la privatisation du droit au sol pourrait éviter certaines situations inquiétantes en banlieue des grandes villes et les conflits qui en résultent. Les comités de villages vendent les terres aux organismes d’Etat des villes avoisinantes, lesquels spéculent et les revendent au prix fort aux entrepreneurs et autres promoteurs immobiliers. Les paysans sont rarement dédommagés, provoquant çà et là des mouvements de révolte. En fait, il ne s’agit pas là d’un manque de loi, car celle-ci existe, mais de sa non application dans un contexte où les paysans n’ont pas de pouvoir.

MAA : Le PCC annonce pourtant qu’il va doubler le revenu des ruraux chinois d’ici 2020. Alors, mission impossible ?
C. Aubert : Entendons-nous bien sur le revenu paysan. 60% de celui-ci ne provient pas de l’agriculture. Il est issu de petits commerces, de petits ateliers, de ceux qui travaillent à l’usine du canton ou encore des migrants partis à la ville. Dès lors, cette annonce est très ambiguë. Comment pourrait-on doubler les revenus des ruraux en coupant les liens avec les migrants ? La seule augmentation de la taille des exploitations serait-elle suffisante pour accroître les revenus liés à l’agriculture et atteindre l’objectif fixé pour 2020 ?

MAA : Pensez-vous que, outre le fait de générer des paysans sans terre, cette réforme ne risque-t-elle pas de vider les campagnes ?
C. Aubert : Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le goulet d’étranglement qui empêche l’exode rural ne situe pas dans les campagnes mais dans les villes. C’est le marché de l’emploi de celles-ci qui a toujours guidé jusqu’alors la circulation de la main d’œuvre. Aujourd’hui, c’est toute l’économie paysanne qui est en jeu. Si les firmes agroalimentaires remplacent les paysans, celle-ci va s’en trouvée profondément modifiée. Or, comme le précisait Michel Griffon dans son ouvrage Nourrir la planète, l’avenir de l’agriculture chinoise passe par l’agriculture de précision, autrement dit une gestion précise, en lieu et en temps, selon les terroirs, de l’eau, des intrants (engrais, pesticides), etc.. Cette dernière, pour qu’elle soit véritablement efficace, ne peut être menée que sur de petites exploitations, comme précisément les minifundias actuelles.
En conclusion, j’avoue être quelque peu dubitatif. Cette réforme va-t-elle vraiment aboutir ? L’annonce qui est faite, sous sa rhétorique abstraite, peut paraître séduisante, mais ne participe-t-elle pas d’une vision théorique, et illusoire, du fonctionnement de l’agriculture ? Et l’on peut se demander si cette "nouvelle révolution agricole" ne cache pas des motivations plus politiques, son promoteur, Hu Jintao, voulant ainsi se placer en digne successeur de Deng Xiaoping, celui qui a été à l’origine, il y a exactement trente ans, de la première, et véritable, révolution dans les campagnes. En tout état de cause, la réforme annoncée risque simplement de fragiliser encore plus le statut des paysans".

Propos recueillis par Lucie Gillot, de la Mission Agrobiosciences, le 14 octobre 2008, en réaction à la revue de presse du même jour, Vaste réforme agraire en Chine : le monde rural reconsidéré ? .

Ingénieur agronome de formation, Claude Aubert est aussi économiste et spécialiste du monde rural chinois. Pratiquant couramment la langue chinoise, il a longtemps sillonné la Chine rurale menant ses recherches au plus près des familles paysannes. En avril 2005, ce directeur de recherche de l’Inra (unité de recherche MONA - sur les paysanneries, territoires, environnement, marchés et politiques publiques) était l’invité des cafés-débats de Marciac, organisé par la Mission Agrobiosciences et la Communauté de Communes Bastides et Vallons du Gers, autour du thème « Entre fractures et mutation, quelle place pour la Chine rurale ? ». Sa conférence et les questions qui l’ont suivie sont disponibles en cliquant ICI

Accéder à la présentation de l’équipe MONA

Lire sur le magazine Web de la Mission Agrobiosciences (publications originales accessibles gratuitement) :
- Des produits Made In China sans contrefaçon ?, le cahier du café-débat avec Marie Papaix, ingénieure agronome
- L’alimentation en bout de course " Les raisons de la flambée des prix agricoles mondiaux. L’intégrale de l’émission radiophonique "Ça ne mange pas de pain !" avec Lucien Bourgeois, économiste, directeur de la prospective à l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture, Marcel Mazoyer, économiste, ingénieur agronome, ancien directeur du comité des programmes de la FAO et Steven Laurence Kaplan, historien, spécialiste des révoltes frumentaires
- Le point commun des agricultures du monde : l’existence d’un secteur de pauvreté, conférence de Michel Griffon, alors conseiller pour le développement durable au CIRAD, dans le cadre de la 10e Université d’Eté de l’Innovation Rurale.
- Evolution des échanges agricoles et alimentaires mondiaux : quels problèmes en perspective, le cahier du café-débat avec Michel Griffon, ingénieur agronome et économiste

Retrouver toutes nos publications, articles, revues de presse et sélections d’ouvrage sur la Chine

Accéder à toutes les Publications : Alimentation et Société Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’alimentation. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les publications « l’Alimentation en question dans "Ça ne mange pas de pain !" (anciennement "Le Plateau du J’Go"). Les actes de l’émission de la Mission Agrobiosciences sur l’actualité de Alimentation-Société diffusée sur Radio Mon Païs (90.1), les 3ème mardi (17h30-18h30) et mercredi (13h-14h) de chaque mois. Revues de presse et des livres, interviews et tables rondes avec des économistes, des agronomes, des toxicologues, des historiens... mais aussi des producteurs et des cuisiniers. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder à toutes les publications : Agriculture et Société Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’agriculture. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à tous les Entretiens et Publications : "OGM et Progrès en Débat" Des points de vue transdisciplinaires... pour contribuer au débat démocratique. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les publications : Sur le bien-être animal et les relations entre l’homme et l’animal Pour mieux comprendre le sens du terme bien-être animal et décrypter les nouveaux enjeux des relations entre l’homme et l’animal. Avec les points de vue de Robert Dantzer, Jocelyne Porcher, François Lachapelle... Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder à toutes les Publications : "Sciences-Société-Décision Publique"de la Conversation de Midi-Pyrénées. Une expérience pilote d’échanges transdisciplinaires pour éclairer et mieux raisonner, par l’échange, les situations de blocages « Science et Société » et contribuer à l’éclairage de la décision publique. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les Publications : Science et Lycéens. Les cahiers de l’Université des Lycéens, moment de rencontres entre des chercheurs de haut niveau, des lycéens et leurs enseignants. Des publications pédagogiques, agrémentées d’images et de références pour aller plus loin, qui retracent la conférence du chercheur et les questions des lycéens. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder à toutes les Publications : L’agriculture et les bioénergies. Depuis 2005, nos articles, synthèses de débats, revues de presse, sélections d’ouvrages et de dossiers concernant les biocarburants, les agromatériaux, la chimie verte ou encore l’épuisement des ressources fossiles... Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder à toutes publications Histoires de... »- Histoire de plantes (gui, luzerne, betterave..), de races animales, de produits (foie gras, gariguette...) pour découvrir leur origine humaine et technique et donc mieux saisir ces objets. Editées par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les publications. Sur l’eau et ses enjeux. De la simple goutte perlant au robinet aux projets de grands barrages, d’irrigations en terres sèches... les turbulences scientifiques, techniques, médiatiques et politiques du précieux liquide. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les publications Produits de terroir, appellations d’origine et indications géographiques. Pour tout savoir de l’avenir de ces produits, saisir les enjeux et les marges de manoeuvre possibles dans le cadre de la globalisation des marchés et des négociations au plan international. Mais aussi des repères sur les différents labels et appellations existants. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder aux Carnets de Voyages de Jean-Claude Flamant. De Budapest à Alger, en passant par la Turquie ou Saratov en Russie, le regard singulier d’un chercheur buissonnier en quête de sens. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

ACCEDER A LA TOTALITE DE LA REVUE DE PRESSE DE LA MISSION AGROBIOSCIENCES

 

 

Dans cette rubrique

Soigner autrement : parcours d’un groupe d’éleveurs vers l’agroécologie
Notre Dame des Landes est aussi une question de droits humains
"Quels apports de la recherche partenariale pour innover sur les territoires ruraux ?"
La lettre électronique de la Mission Agrobiosciences. Octobre 2016
Note de lecture. "Les agriculteurs à la reconquête du monde. Pourquoi le monde agricole va survivre et même nous sauver"
Le Mensuel de l’Académie d’Agriculture de France. Juin 2016
Note de lecture : « Éthique des relations homme/animal. Pour une juste mesure ».
Quand l’INRA a son mot à dire.
« Conférence Permanente de l’Agriculture » : lancement d’une nouvelle instance en Aquitaine Limousin Poitou-Charentes avec cet objectif commun, (ré)inventer l’agriculture.
Mensuel électronique de l’Académie d’Agriculture de France. Mai 2016
Modèle productiviste : ces agriculteurs qui sortent du rang
To be or not to be… an OGM ? (article revue de presse)
Mensuel électronique de l’Académie d’Agriculture de France. Avril 2016
Pour lever un invisible social et un impensé scientifique : Les 1ères Rencontres interdisciplinaires sur le Travail Animal
Mensuel électronique de l’Académie d’Agriculture de France

   
   
© 2004-2007 Nuances-du-sud.fr