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Appel à communications. Avant le 1er juillet 2012
L’Afrique noire est mal partie... mais il y a de l’espoir
Pour le colloque organisé à l’occasion du 50ième anniversaire de "L’Afrique noire est mal partie" de René Dumont. A Paris le 15 novembre 2012

L’Afrique a faim. Et l’on se demande parfois si cela intéresse les grands de ce monde…
Mais peut-être les choses sont-elles en train de bouger, à en croire un article publié sur le site de l’Ifpri (International Food Policy Research Institute ) [1]. Il y est dit que le Président Barack Obama a annoncé, lors du Symposium sur l’Agriculture mondiale et la sécurité alimentaire du Chicago Council, le 18 mai 2012, une initiative de plusieurs milliards de dollars en Afrique, appelée la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition. M. Obama a déclaré que l’Alliance aligne les efforts de trois acteurs : les dirigeants africains, les pays et organisations donateurs, et le secteur privé. Les dirigeants africains vont élaborer des plans de réforme agraire et d’investissement agricole propres à chaque pays, qui seront soutenus par les donateurs, y compris les pays du « G8 » et d’autres organisations, et le secteur privé. Plus de 40 entreprises ont déjà promis d’investir plus de 3 milliards de dollars EU pour lancer l’initiative. Le Président a déclaré que le programme aidera au bout du compte à sortir 50 millions d’hommes, de femmes et d’enfants de la pauvreté dans les dix prochaines années. « Nous pouvons susciter un changement qui réduit la faim et la malnutrition et entraîne la croissance », a-t-il soutenu.
L’occasion pour la Mission Agrobiosciences de se faire ici l’écho d’un appel à contributions lancé par la Fondation René Dumont, qui fêtera cette année les 50 ans de L’Afrique est mal partie, célèbre ouvrage de l’agronome engagé. Les communications devront parvenir à Marc Dufumier avant le 1er juillet 2012 et s’inscrire dans un des quatre thèmes suivants : 1) Vers une révolution agro-écologique africaine ? 2) Les Africains resteront-ils maîtres de l’aménagement de leur territoire et les paysans de leurs terres ? 3) Les paysans et les organisations pourront-ils défendre leurs intérêts et promouvoir des agricultures familiales, productives et à haute valeur sociale et environnementale ? 4)Comment les produits agricoles des exploitations familiales africaines pourront-ils reconquérir leurs marchés domestiques et les marchés internationaux des produits tropicaux ?
Pour en savoir plus, voir ci-dessous…

 

APPEL A COMMUNICATIONS
Pour le colloque organisé à l’occasion du cinquantième anniversaire de L’Afrique noire est mal partie, de René Dumont.
Au Jardin tropical René Dumont (Bois de Vincennes), le 15 novembre 2012.

Les 4 grandes thématiques
La journée du 15 novembre s’organisera autour de quatre grandes questions qui préoccupaient déjà René Dumont dans les années 1960. Pour enrichir le colloque et les publications qui lui seront liées, nous sollicitons des apports concernant les quatre grandes questions présentées ci-dessous :

1) Vers une révolution agro-écologique africaine ?
Dans son ouvrage, René Dumont nous mettait en garde contre l’espoir d’accroître la productivité du travail par le biais d’une mécanisation outrancière des travaux culturaux. Il préconisait davantage le recours à la traction animale et une association de plus en plus étroite entre agriculture et élevage.
Par ailleurs, il distingue bien, d’une part, la zone sahélienne et la zone forestière, et d’autre part, les différentes spéculations (mil et riz, mais aussi coton, cacao, hévéa, etc.). Depuis lors, la production agricole a augmenté en Afrique sub-saharienne, mais davantage par augmentation des surfaces cultivées que par la mise en oeuvre d’une révolution verte du type de celle qui a eu lieu en Asie orientale et du Sud-est (semences améliorées, emploi d’intrants manufacturés). À quoi doit-on imputer cette spécificité africaine ?
D’abord cloisonnée par types de cultures ou d’élevages et focalisée prioritairement sur l’amélioration génétique, la recherche agronomique tropicale s’est tardivement mise à des approches plus systémiques.
Mais la recherche n’a-t-elle pas sous-estimé les progrès possibles via l’agro-écologie, et tout particulièrement via l’agroforesterie, la régénération naturelle assistée et les cultures sous couverts arborés ? La recherche a-t-elle suffisamment pris en compte les dynamiques et les innovations paysannes ? A-t-elle suffisamment abordé, grâce aux sciences sociales, les grandes problématiques sociétales ?

2) Les Africains resteront-ils maîtres de l’aménagement de leur territoire et les paysans de leurs terres ?
Les territoires et les économies africaines étaient essentiellement agricoles, pastoraux et forestiers.
René Dumont suggérait des formes diverses d’intensification agricole pour faire face aux besoins alimentaires et monétaires d’une population sans cesse croissante. Mais, faute d’une révolution agricole et à l’exception de quelques régions irriguées, l’évolution de l’agriculture en Afrique subsaharienne s’est surtout manifestée par une extension des surfaces cultivées aux dépends des forêts et des aires pastorales, par l’aménagement agricole de bas-fonds réservés autrefois à l’élevage, par la régression d’un élevage pastoral nomade ou semi-nomade sur des aires de plus en plus réduites. Il en a résulté des conséquences parfois dramatiques en ce qui concerne les pertes de potentialités productives des divers environnements : surpâturage, moindre couverture végétale des terrains, diminution des taux d’humus, érosion pluviale et éolienne, salinisation de nombreux sols, désertification…. Les droits fonciers sont souvent considérés comme responsables de certains blocages préjudiciables au progrès agricole. Les agriculteurs et les éleveurs disposent-ils d’une sécurité foncière suffisante pour investir et innover, pour procéder à des améliorations foncières et à une intensification écologique de leurs techniques agricoles ? Les droits fonciers sont-ils adaptés aux conceptions traditionnelles africaines de la propriété privée ?
Par ailleurs, il est coutume aujourd’hui de considérer que l’Afrique abrite de grandes réserves foncières qui pourraient permettre d’accueillir des entreprises agricoles de caractère industriel, susceptibles d’exporter massivement des produits agricoles. Cette approche suppose un accaparement et une concentration des terres, synonyme d’exclusions paysannes de grande ampleur. Ne doit-on pas craindre que ces processus favorisent des systèmes de cultures ou d’élevages contraires aux intérêts du plus grand nombre ?

3) Les paysans et leurs organisations pourront-ils défendre leurs intérêts et promouvoir des agricultures familiales, productives et à haute valeur sociale et environnementale ?
René Dumont a toujours défendu la cause paysanne. Il savait mieux que personne que l’immense majorité paysanne n’arriverait à faire valoir ses intérêts que par sa propre organisation. Il a toujours pensé que le développement économique ne pouvait se construire que sur des agricultures fortes. Le colloque se tiendra sur deux jours : les 15 et 16 novembre 2012. La première journée, objet des communications, se tiendra le 15 novembre 2012 au jardin tropical de Paris - René Dumont. La seconde journée sera consacrée à une conférence sur les politiques agricoles en Afrique, organisée le 16 novembre 2012 à l’AgroParisTech.
Aujourd’hui, des organisations paysannes locales ont émergé, se sont fédérées au niveau national, puis régional et continental. La voix des paysans africains est aujourd’hui audible à toutes les échelles géographiques. Leurs organisations participent aux débats publics, elles interpellent les gouvernements sur leurs politiques publiques et les organisations internationales sur les accords internationaux. Mais, face à ces organisations agricoles et aux agricultures paysannes et familiales, des acteurs mondialisés autrement plus puissants imposent des formes d’agricultures qui risquent d’exclure les paysans de leurs terres et de leurs marchés. Aujourd’hui, l’organisation paysanne africaine existe. Quelles alliances nationales et internationales doivent-elles construire ? Quelles stratégies doivent-elles concevoir ? Quelles batailles doivent-elles engager et mener localement, nationalement, régionalement et internationalement ?

4) Comment les produits agricoles des exploitations familiales africaines pourront-ils reconquérir leurs marchés domestiques et les marchés internationaux des produits tropicaux ?
Tout en s’intéressant au coton, au cacao, à l’hévéa, René Dumont envisageait déjà les risques d’une agriculture sub-saharienne trop exclusivement orientée sur les cultures d’exportation au détriment de l’agriculture vivrière. Il soulignait l’importance pour les producteurs d’avoir accès aux marchés urbains et de pouvoir obtenir des prix acceptables et relativement stables. C’est en effet la condition de la durabilité économique des agricultures africaines. La question du bas niveau des prix agricoles et celle de leur volatilité sont toujours essentielles et largement débattues.
La question des marchés agricoles doit aujourd’hui être traitée dans le contexte de l’intégration des marchés africains aux marchés mondiaux. Les paysans africains doivent-ils confier leurs intérêts au libre jeu des marchés, au libre-échange, à la théorie des avantages comparatifs ? Doivent-ils au contraire revendiquer une régulation des marchés agricoles et une protection de leurs marchés urbains ? Doivent-ils organiser la transformation et la commercialisation des produits alimentaires ?
Comment les responsables gouvernementaux doivent-ils aborder les négociations inter-régionales ou internationales agricoles ?

Les communications
Elles doivent être adressées, sous forme de fichier électronique, avant le 1er juillet 2012 à l’adresse suivante :
Professeur Marc Dufumier.
Fondation René Dumont.
Adresse électronique : marc.dufumier@agroparistech.fr.
Tél. 01 44 08 17 13
Voir le site de la Fondation René Dumont

Les communications ne pourront pas être présentées séparément lors de la rencontre. Elles feront par contre l’objet d’une synthèse pour chacune des 4 thématiques présentées ci-dessous, synthèse qui permettra d’engager aussitôt après le débat.
Les résumés des communications seront inclus dans le dossier remis aux participants du colloque.
La publication des actes du colloque est envisagée. Dans ce cas, une sélection des communications sera assurée par un comité scientifique qui les évaluera rigoureusement en fonction de leur originalité et de la pertinence avec la thématique.
.

Modèle de présentation de la communication
Auteur(s)
Affiliation(s)
Coordonnées (E-mail – Tel.)
Thématique traitée parmi les 4 sujets
Résumé :
Le résumé comportera 4000 caractères (espaces non compris), soit un maximum d’une page.
Texte de la communication
La communication comportera au maximum 15 pages (police : Time New Roman) ; taille 11).
Bibliographie

Le colloque se tiendra sur deux jours : les 15 et 16 novembre 2012. La première journée, objet des communications, se tiendra le 15 novembre 2012 au jardin tropical de Paris - René Dumont. La seconde journée sera consacrée à une conférence sur les politiques agricoles en Afrique, organisée le 16 novembre 2012 à l’AgroParisTech.

[1] Article traduit par le Meridian Institute. Lire l’article original en anglais sur le site de l’Ifpri : “Obama Launches Africa Food Security Alliance”

Accéder à toutes les Publications : Alimentation et Société, Cancers et alimentation, Obésité : le corps sous pressions ; Le consommateur, l’alimentation et le développement durable et Lutte contre la faim : analyses, décryptages, leviers d’action. Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’alimentation. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les publications « l’Alimentation en question dans "Ça ne mange pas de pain !" (anciennement "Le Plateau du J’Go"). Les actes de l’émission de la Mission Agrobiosciences sur l’actualité de Alimentation-Société diffusée sur Radio Mon Païs (90.1), les 3ème mardi (17h30-18h30) et mercredi (13h-14h) de chaque mois. Revues de presse et des livres, interviews et tables rondes avec des économistes, des agronomes, des toxicologues, des historiens... mais aussi des producteurs et des cuisiniers. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

Accéder à toutes les publications de la Mission Agrobiosciences sur la Méditerranée : repères sur les enjeux agricoles et alimentaires, analyses géopolitiques. Editées par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les publications « Agriculture et société » et Politique agricole commune : des publications pour mieux comprendre les ajustements successifs et les enjeux à l’horizon 2013. Des conférences-débats, tables rondes, points de vue et analyses afin de mieux cerner les problématiques sociétales liées au devenir de l’agriculture. Edités par le magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à tous les Entretiens et Publications : "OGM et Progrès en Débat" Des points de vue transdisciplinaires... pour contribuer au débat démocratique. Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences.

Accéder à toutes les publications : Sur les relations entre l’homme et l’animal Pour mieux comprendre le sens du terme bien-être animal et décrypter les nouveaux enjeux des relations entre l’homme et l’animal. Avec les points de vue de Robert Dantzer, Jocelyne Porcher, François Lachapelle... Edités par le Magazine Web de la Mission Agrobiosciences

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