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Jean Boulaine et Richard Moreau
Olivier de Serres et l’évolution de l’agriculture
Editions L’Harmattan

Olivier de Serres (1539-1619), contemporain de Montaigne, est reconnu comme père fondateur de l’agronomie moderne grâce à son oeuvre maîtresse, Le théâtre d’Agriculture et Mesnage des Champs, qu’il publia en 1600. Ses préceptes dictèrent les débuts de l’agronomie et il inspira notamment les Physiocrates en fondant l’économie sur la rentabilité des terres agricoles et en sortant les pratiques agricoles de leur routine ancestrale.

 

S’ils s’intéressent avant tout à l’œuvre d’Olivier de Serres, les auteurs, tous deux membres de l’Académie d’agriculture de France, abordent d’autres aspects de sa vie : sa situation de citadin et de capitaliste ; sa famille, notamment la personnalité de son frère Jean et celle de sa femme, qui représenta à ses yeux la femme idéale pour l’économie agricole ; ses engagements dans les conflits religieux (pasteur calviniste, il servit comme " soldat de Dieu "). Les qualités littéraires de son traité d’agriculture, en particulier sa langue imagée et abordable, suscitent l’enthousiasme lors de sa parution. Les éditions se succédèrent. En 1804, on en comptait plus de vingt et en 1997, la vingt-cinquième paraissait aux éditions Actes Sud.

Mais ce sont bien sûr ses préceptes agricoles qui firent le plus sensation à l’époque et forcèrent l’admiration de générations d’agronomes jusqu’à aujourd’hui. Sans doute idyllique pour une part, sa vision de l’agriculture regorgeait d’observations précises effectuées dans son domaine du Pradel, en terres ardéchoises. Mêlant le souci de produire davantage et celui de préserver les ressources, il considérait la production agricole comme un " système de production " dont les différents éléments agissent les uns sur les autres. Dans cet esprit, il recommandait de " mesnager " ses terres, c’est-à-dire de " bien cognoistre et choisir les terres pour les employer selon leur naturel " et de gérer au mieux l’eau avant d’aborder les techniques de cultures des " terres à grains ". Il privilégiait les jachères pâturées ou semées pour éviter l’évaporation, recommandait la rotation des cultures et son corollaire, l’assolement, mît en évidence la contribution des légumineuses au renouvellement de la fertilité... Olivier de Serres s’intéressait également à la conduite du " bétail à quatre pattes " et du " pasturage pour son vivre ", n’omettant ni le poulailler, ni les étangs piscicoles, ni le jardin et ses plantes médicinales... Il accordait enfin une place particulière à l’élevage des vers à soie, ce qui attira l’attention du roi et fut source de richesse pour sa région.

L’originalité de son œuvre tient dans cette philosophie qui lie principes moraux " de l’honneste comportement en la solitude de la campagne ", prémices d’une approche écologique et conseils techniques. Les auteurs soulignent toutefois que les principes agronomiques développés par Olivier de Serres n’ont pas un caractère universel, mais concernent la zone méditerranéenne humide qu’est l’Ardèche. Ainsi, la priorité va aux céréales panifiables, support de l’alimentation, complétées par des pois, des fèves, de la viande et du vin. En revanche, sa philosophie a traversé les siècles et les continents. N’est-elle pas la base de ce que l’on appelle aujourd’hui l’agriculture durable ? Ce petit livre bien illustré éclaire les multiples facettes d’Olivier de Serres. Mêlant l’anecdotique (le choix des prénoms de ses enfants, par exemple) et le raisonnement qui fit la gloire de l’agronome, il donne au lecteur l’impression d’être une abeille qui butine de fleur en fleur et que l’on invite à faire son miel de cette lecture-récolte.
(In ruralinfos.org).

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